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Le paradoxe d'Austin

ESPN Staff
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Tous les pilotes ont loué le tracé et l'ambiance du Grand Prix des États-Unis à l'orée de la deuxième journée, pourtant, dimanche, une course sans éclat pourrait attendre les fans de F1.

À l'ombre du raidillon à 14% menant au virage n°1, qui s'impose pour l'instant comme le symbole du nouveau circuit d'Austin, les commentaires étaient très élogieux, hier, après les premières 180 minutes d'essais libres sur le Circuit of the Americas (circuit des Amériques, COTA pour les intimes). L'architecte de la F1 Hermann Tilke, pour une fois, pouvait parader dans le paddock, les pilotes ont aimé.

Un espoir, la qualif

"Super", "brillant", "incroyable" étaient les adjectifs que l'on retrouvait le plus souvent dans leur bouche. La philosophie originelle du tracé, reprendre certains des passages les plus mythiques de l'Histoire du Championnat, a semble-t-il fonctionné. Il y a donc le Raidillon inspiré de Spa, les virages 3 à 5 "plus rapides que Beckett's et Maggott's", selon Jenson Button, qui fait référence à l'enfilade de Silverstone, un Stadium dans le goût de celui qui fait la renommée de Hockenheim, et un triple gauche qui rappelle le virage n°7 à Istanbul. "Bravo (à Tilke), il a réussi un travail fantastique", résumait Michael Schumacher en personne.

Il y a aussi l'ambiance, les personnalités qui succèdent aux personnalités, les spectateurs sevrés de F1 depuis cinq ans venus en masse dès le vendredi, la météo, fraîche mais clémente, le suspense pour le titre, bref, tout est réuni pour un grand week-end. Tout ? Peut-être pas. Sans vouloir jouer les rabat-joie, ce que nous avons vu lors des deux premières séances n'augure pas d'une course folle. La faute en revient principalement à des pneumatiques qui ne sont pas adaptés et à la "verdeur" de la piste.

Pirelli a joué la carte de la prudence en apportant à Austin des gommes dures et médium, alors que la dégradation très faible aurait permis de rouler avec des tendres. Le patron de Pirelli, Paul Hembery, a même évoqué les super tendres, seulement utilisés sur quelques pistes dans la saison, en ville principalement. Il a reconnu que les choix de ce week-end sont probablement trop conservateurs, mais devant l'inconnu...

Si bien que le facteur pneumatique, qui est l'un de ceux permettant de creuser des gros écarts, est quasiment éliminé. Toutes les équipes planchent déjà sur des stratégies à un seul arrêt. Or ce manque de variabilité dans les options tactiques est souvent facteur de courses monotones.

Le seul espoir viendrait d'une qualification chamboulée justement par les pneus dont plusieurs pilotes se sont plaint qu'il fallait beaucoup de tours pour les mettre en température. Pas l'idéal lorsque l'on s'élance pour un tour rapide. Des surprises pourraient être à prévoir de ce côté-là.

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