• GP des États-Unis - Présentation

Grand retour aux USA

ESPNF1 Staff / D.B.
15 novembre 2012

Et voilà qu'il n'en reste que deux : deux prétendants au titre et deux courses pour couronner le champion de la saison 2012. Tout semblait se dérouler parfaitement pour Sebastian Vettel, mais son problème d'alimentation en carburant, lors des qualifications à Abou Dabi, a cassé son élan. Fernando Alonso avait alors une incroyable opportunité à saisir et il s'est assuré la 2e place à l'arrivée, mais son rival a fait une remontée remarquable (malgré ses erreurs) pour terminer 3e.

L'écart au sommet du classement des pilotes est de 10 points ; tout reste à perdre ou à gagner. Alors que la F1 se prépare pour le Grand Prix des États-Unis, sur le tout nouveau Circuit des Amériques à Austin, la pression est de plus en plus forte.

En hausse

Après être passé si près à plusieurs reprises cette saison, Kimi Räikkönen a enfin remporté une victoire bien méritée à Abou Dabi. On peut certainement dire que son retour est réussi et qu'effectivement, comme il l'a si clairement déclaré à la radio, Räikkönen sait ce qu'il fait. Le pilote Lotus était toujours convaincu que sa voiture pouvait s'imposer, et il l'a prouvé. Oui, l'abandon de Lewis Hamilton lui a donné un bon coup de main, mais il était bien placé pour en profiter à Yas Marina. La Lotus E20 sera équipée des dernières évolutions ce week-end à Austin ; Iceman pourrait très bien se battre directement contre les ténors de nouveau. Cependant, l'ironie de sa victoire à Abou Dabi, c'est qu'il a par la même occasion été mathématiquement éliminé de la course au titre. Toutefois, même si Räikkönen n'arrive pas à conserver sa 3e place dans le classement des pilotes, son retour est déjà impressionnant.

En baisse

Bien que très compétitive à Abou Dabi, l'écurie McLaren a une fois de plus été victime d'un problème de fiabilité. En Italie, la possibilité de signer un doublé s'est évaporée lorsque Jenson Button a abandonné. À Singapour, la défaillance de sa boîte de vitesses a sûrement coûté la victoire à Lewis Hamilton. Ce dernier a ensuite eu un problème de suspension au Japon, une barre antiroulis cassée en Corée du Sud et un souci avec son volant en Inde. Une autre victoire probable lui a échappé à Abou Dabi suite à un problème d'alimentation en essence. Si on lui donnait les 50 points perdus (seulement en victoires presque certaines), Hamilton aurait toujours des chances d'être couronné. Son seul objectif maintenant, c'est de remporter une dernière course aux commandes d'une McLaren avant de rejoindre Mercedes en 2013. Button a déclaré que la saison 2012 est sa plus frustrante depuis qu'il a rejoint McLaren ; en effet, les opportunités manquées s'accumulent.

Maldonado pouvait aspirer au podium à Abou Dabi, mais son SREC n'a pas tenu le coup
© Sutton Images
Agrandir

À surveiller

Il était surprenant de voir Pastor Maldonado se montrer si déçu de sa 5e place à Abou Dabi, pourtant un excellent résultat pour l'écurie Williams. C'est alors que nous avons appris qu'une panne de SREC avait gâché sa course et que le Vénézuélien envisageait même la victoire à Yas Marina. Il est vrai que l'équipe semble avoir réglé ses problèmes des dernières courses et que la FW34 est redevenue une monoplace compétitive. Bruno Senna a terminé 8e à Abou Dabi malgré une perte de temps importante suite à des dommages, ce qui semble démontrer un bon potentiel. Maldonado se montre plus rapide et constant depuis quelques courses ; à Austin, il sera de nouveau motivé par le désir de renouer avec le podium.

Points chauds

Le futur de HRT : Lundi, la firme d'investissements Thesan Capital confirmait que l'écurie HRT est à vendre. Située en Espagne (loin du cœur de la F1 en Angleterre) et peu compétitive, ce n'est pas la plus attrayante des équipes. De plus, le 2 décembre serait une date butoir, ce qui laisse entendre que les propriétaires actuels pourraient prochainement mettre fin aux activités de l'équipe. On dit que HRT est arrivée à Austin avec peu de personnel et qu'elle pourrait faire le minimum nécessaire ce week-end, question d'éviter la pénalité financière pour non-participation à un week-end de course. Il sera intéressant de voir comment HRT va aborder les qualifications ; les pilotes pourront-ils (ou tenteront-ils) de respecter la barre des 107% ?

Les évolutions de Ferrari : Depuis quelques courses, Ferrari travaille très fort sur le développement de sa voiture et installe constamment de nouvelles pièces. Ce sera ainsi jusqu'à la fin de la saison. Fernando Alonso, malgré sa 2e place à Abou Dabi, a mentionné que chaque composante revue et corrigée l'aidait à gagner quelques centièmes, mais qu'il avait besoin de gagner des dixièmes. La Ferrari pourrait progresser de nouveau aux États-Unis et peut-être qu'Alonso réussira à réduire davantage l'écart de 10 points qui le sépare de Sebastian Vettel. Mais la Red Bull de son adversaire est puissante, et si Alonso rencontre des pépins importants, il est possible que Vettel soit couronné à Austin. La marge d'erreur est minime pour Ferrari.

Le Circuit des Amériques : Les membres du paddock sont arrivés à Abou Dabi en s'attendant à une autre course peu enlevante sur le circuit de Yas Marina, où dépasser est difficile. Pourtant, il y a eu beaucoup de rebondissements et les résultats étaient imprévisibles. Nous pouvons donc penser que le plus grand potentiel du Circuit des Amériques, un tracé conçu pour favoriser l'action en piste, annonce un bon spectacle. La colline entre la grille de départ et le premier virage semble très intéressante, ainsi que le virage 12 où le freinage est intense, pour ne nommer que ces deux endroits. De plus, Pirelli s'attend à ce que la surface abrasive de la piste rende la tâche plus difficile pour les pneumatiques, les pilotes et les stratèges. Donc, tous les bons ingrédients sont réunis. Le circuit d'Austin a été spécifiquement construit pour la F1, contrairement à toutes les autres pistes ayant déjà accueilli le GP des États-Unis. Tout cela pourrait aider la Formule 1 à enfin gagner une place dans le cœur du public américain.

Les possibilités : Nous arrivons à cette période de l'année où il faut calculer toutes les permutations possibles pour le championnat des pilotes. Pour être titré ce dimanche, Sebastian Vettel devra marquer 15 points de plus que Fernando Alonso (ce qui lui donnerait l'égalité au niveau des points, mais il a plus de victoires). Cela signifie que Vettel peut se permettre de terminer au moins 3e si Alonso ne marque aucun point. Sinon, Vettel devra terminer 2e et Alonso pas mieux que 9e. Et si Vettel gagne la course, Alonso ne doit pas faire moins bien qu'une 4e place pour que le titre soit décidé au Brésil. En ce qui concerne le championnat des constructeurs, c'est très facile : Red Bull doit marquer quatre points pour remporter un troisième titre consécutif, peu importe le résultat de ses rivales.

Le circuit d'Austin épouse le terrain
© Sutton Images
Agrandir

Autour du Grand Prix

  • Le Circuit des Amériques est le 10e tracé sur lequel la F1 va courir aux États-Unis
  • La première course de F1 aux États-Unis a eu lieu à Sebring en 1959 ; la plus récente a eu lieu à Indianapolis en 2007
  • Le circuit de Watkins Glen a accueilli le plus grand nombre de Grand Prix aux États-Unis, soit 20
  • 27 pilotes différents ont remporté un GP des États-Unis. La course de Long Beach, sur le calendrier pendant huit ans (1976 à 1983), n'a jamais été remporté deux fois par un même pilote

Attaque de stats

  • Entre les virages 11 et 12, le moteur sera à pleine puissance pendant une période de 13 secondes
  • Le tracé mesure 5,516 km ; c'est le septième plus long de la saison
  • Le Circuit des Amériques compte des zones de haute et basse vitesse : six virages se prennent à moins de 100 km/h, six autres à plus de 250 km/h
  • Selon les estimations, les pilotes effectueront 58 changements de vitesse par tour et subiront une force de 4.1 G dans le virage 4

Le circuit

Le Circuit des Amériques a été conçu spécifiquement pour accueillir la Formule 1, il est censé tester toutes les qualités des voitures. Le virage 1 est sa signature : les pilotes devront grimper une colline, freiner avant d'atteindre le sommet 40 mètres plus haut, s'engager dans un virage en aveugle et ensuite plonger de l'autre côté où une série de virages rapides les attend. La longue ligne droite menant au freinage intense du virage 12 devrait donner de bonnes opportunités de dépassement. Le dernier secteur nécessite une bonne traction pour naviguer des virages à basse et moyenne vitesses. La surface de la piste est plus abrasive que celles utilisées récemment en Corée, en Inde et à Abou Dabi, alors une stratégie à un arrêt ne sera peut-être pas possible.

Pilote-commissaire

Emerson Fittipaldi, champion en 1972 et 1974 ,se joindra aux commissaires de course pour une quatrième fois. L'ancien pilote Lotus, McLaren et Copersucar a déjà assumé ce rôle en Italie (2010) et au Canada (2010 et 2011).

Météo

Bien qu'il existe une petite possibilité de pluie samedi, le week-end s'annonce sec et ensoleillé. Les températures seront un peu plus fraîches qu'à Abou Dabi, mais certainement beaucoup plus confortables qu'une course dans la chaleur étouffante du Texas en juin, comme prévu sur le calendrier 2012 initial. Les températures ambiantes devraient grimper dimanche.

La conclusion d'ESPNF1

À Abou Dabi, Kimi Räikkönen a gagné, Fernando Alonso a très bien réussi et Sebastian Vettel a fait une belle remontée. Mais il ne faudrait pas oublier que Lewis Hamilton était de loin l'homme à battre, mais c'était avant sa énième défaillance mécanique. Surtout, il faudra voir si les pilotes McLaren et Lotus viendront perturber les efforts de Vettel et Alonso dans la course au titre. Chaque point est précieux et pourrait faire toute la différence, alors il faut s'attendre à ce que les deux prétendants à la couronne se battent sans relâche jusqu'à la fin de la manche américaine... sans oublier que les autres pilotes tiennent tous à remporter une autre course avant la fin du championnat.

© ESPN Sports Media Ltd.

flux RSS flux RSS: ESPN Staff