Les fans italiens en 1998 © Sutton Images

Le Grand Prix d'Italie est l'une des dates les plus anciennes du calendrier de la F1. La première édition de cette course remonte à 1921, c'était déjà en septembre et c'était à Brescia. Pour l'anecdote, cette course a vu la victoire du Franc-comtois Jules Goux, qui fut aussi le premier premier Européen vainqueur de l'Indy 500 en 1913.

Rapidement, l'histoire du Grand Prix d'Italie devint intimement liée à un circuit qui allait être construit en six mois, celui de Monza, sis dans le parc royal éponyme, au nord-est de Milan. La construction a été décidée par l'Automobile Club de Milan, qui fêtait ses 25 ans. Monza est le troisième circuit permanent construit dans le monde, après Indianapolis et Brooklands. Son banking offrait aux pilote un tour long de plus de 10 km à ses origines.

Monza a accueilli le Grand Prix en 1922. Lorsque le Championnat du monde de F1 a été lancé, en 1950, Monza en faisait partie et il n'a plus quitté le calendrier depuis. Un seul autre Grand Prix a eu cet honneur, celui de Grande-Bretagne. On comprend l'étonnement du nord de l'Italie quand Rome a annoncé qu'elle serait au calendrier en 2012 ou 2013, à la fin de l'année 2009.

Durant toute son histoire, le circuit de Monza a subi de nombreux changements de tracé. Les derniers en date remontent aux années 1970, quand les chicanes ont été ajoutées pour ralentir non seulement les F1 mais aussi les moto. C'est à Monza que Jarno Saarinen, le motard finlandais dont le prénom a été repris par les parents de Jarno Trulli, a trouvé la mort en 1973 dans un accident tuant aussi Renzo Pasolini.

C'est à Monza, en 2006, que Michael Schumacher a annoncé sa première retraite. Il avait signé un record de cinq victoires dans le Temple de la vitesse. Rubens Barrichello l'a lui emporté trois fois.

En 2008 Sebastian Vettel est devenu à Monza le plus jeune vainqueur d'un Grand Prix, triomphant sur la Too Rosso à l'âge de 21 ans et 74 jours.