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Ferrari s'explique, pas de polémique

ESPN Staff
18 novembre 2012 « Horner : ''Red Bull dans l'élite'' | Bianchi va découvrir Yeongam »
Stefano Domenicali : "Lorsque vous vous engagez pour Ferrari, vous savez que l'équipe est au centre de tous les intérêts"
© Sutton Images
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Le patron de l'équipe Ferrari, Stefano Domenicali, s'est justifié d'avoir volontairement laissé Felipe Massa prendre une pénalité pour des raisons tactiques à Austin et estime que le titre est encore possible pour Fernando Alonso.

Pour Domenicali, cette décision est "dans l'esprit". "Si ce n'était pas le cas, nous ne l'aurions pas fait… J'ai préféré être totalement transparent parce qu'il nous aurait été facile également de simuler quelque chose. Mais j'ai eu la volonté d'être correct et de dire la vérité. C'est mon style."

"Vous pouvez adhérer ou pas à cette décision mais honnêtement, au final, c'est quelque chose qui est de notre responsabilité. Nous savions, avant le départ de la course, que les différences de niveau d'adhérence sur les deux côtés de la grille de départ étaient très élevées et nous savions que si nous voulions faire durer le suspense jusqu'à la dernière course il serait très important d'être au contact des premiers lors des premiers tours. Dans le cas contraire, la course aurait été terminée."

Whitmarsh et Horner
prennent acte

"Au final, et de manière rétrospective, nous avons fait ce qu'il fallait faire sur le plan stratégique", estime Domenicali. "Lorsque vous travaillez pour Ferrari vous savez que l'équipe est au centre des intérêts et que les pilotes et tous les membres de l'équipe respectent cela. Je dois dire merci à Felipe qui a extrêmement bien piloté pendant tout ce week-end. C'est quelque chose de positif dans la perspective du Grand Prix du Brésil parce que nous aurons vraiment besoin de nos deux pilotes capables de faire de grandes courses si nous voulons rivaliser avec Vettel pour remporter le titre des pilotes." Domenicali ajoute que si un patron d'écurie "dit que nous n'avons pas pris la bonne décision, c'est qu'il vous ment".

Son homologue de McLaren, Martin Whitmarsh, n'a pas voulu polémiquer. Il s'est simplement contenté de dire, lorsqu'il lui a été demandé s'il aurait fait la même chose : "Je ne pense pas, je pense que c'est quelque chose qui est difficile à faire. Les équipes et les patrons d'équipe peuvent gérer leurs affaires comme ils le veulent. Il est clair qu'ils sont très focalisés sur Fernando et cela fonctionne pour lui. Il ne faut pas oublier que lorsque Fernando était avec nous, nous ne faisons pas ce genre de choses et cela l'a poussé à partir. Ils prennent leurs décisions et je ne les critique pas."

"La chose la plus dure c'est que cela a mis un certain nombre de pilotes sur le côté sale de la piste. Si j'avais été sur le côté rapide et que la décision de Ferrari n'avait mis sur le côté le plus lent, j'aurais été dégoûté", a tout de même lancé Whitmarsh.

Christian Horner, le patron de Red Bull, aurait pu faire la même chose que Ferrari avec Mark Webber de manière à remettre Fernando Alonso sur la partie sale de la piste. "Nous n'avons pas pensé à effectuer ce type de manœuvre", a déclaré Horner. "Mais ce qu'ils ont fait est dans les règles, c'est quelque chose de tactique et cela a bien marché pour Fernando aujourd'hui. C'est évidemment quelque chose de difficile pour Felipe mais la priorité va clairement à Fernando."

"Fernando a fait du mieux qu'il a pu aujourd'hui, en d'autres termes la voiture n'était pas en mesure de se battre pour la victoire. Une fois de plus, il a réussi un premier tour incroyable qui lui a permis d'envisager le podium"
Stefano Domenicali

La troisième place d'Alonso a permis à Domenicali de "limiter les dégâts". "Nous allons arriver à la dernière course et tout restera jouer", dit-il. "Fernando a fait du mieux qu'il a pu aujourd'hui, en d'autres termes la voiture n'était pas en mesure de se battre pour la victoire. Une fois de plus, il a réussi un premier tour incroyable qui lui a permis d'envisager le podium."

"Maintenant, nous savons que tout reste possible au Brésil. Nous allons là-bas dans une situation totalement opposée à celle dans laquelle nous étions il y a deux ans pour la dernière course à Abou Dabi ! Lorsque vous êtes encore en course au départ de la dernière manche c'est que vous avez déjà réussi quelque chose d'important. Ferrari a été dans cette situation à de nombreuses reprises auparavant. Depuis 1997, en fait, elle n'a loupé cela que trois fois en fait, il y a peu d'équipes qui peuvent se targuer de telles statistiques."

"Aujourd'hui, cependant, nous félicitons Red Bull", conclut Domenicali, "pour avoir remporté le titre des Constructeurs. Maintenant nous allons essayer de les stopper concernant le titre des pilotes à Interlagos."

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