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Vettel en pole pour sa 100e
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Sebastian Vettel n'a pas flanché au moment de concrétiser sa domination affichée ces deux derniers jours pour rafler la pole position du Grand Prix des États-Unis, samedi à Austin. Le pilote allemand a devancé un bon Lewis Hamilton. Fernando Alonso est loin, à la 8e place.
Exclus des qualifications il y a deux semaines à Abou Dabi après avoir réussi le deuxième temps, Vettel et Red Bull ont cette fois, sans l'ombre d'un doute, asséné un rude coup chronométrique et psychologique à Ferrari en dominant sans partage, jusqu'ici, le Grand Prix des États-Unis nouvelle formule sur le piste flambant neuve du circuit des Amériques.
1"643
Aux meilleurs temps des trois séances libres, le champion du monde en titre a ajouté les trois meilleurs temps des trois parties de la qualification sous le soleil texan. Pour l'instant, c'est le carton plein. Alonso, lui, ne s'est qualifié qu'à la 8e place sur la grille. Jamais, comme il s'y attendait, le pilote espagnol n'a été en mesure de rivaliser avec son adversaire au Championnat. Sur la Q3, il y a 1"643 entre la RB8 du poleman et sa F2012, autant dire le canyon du Colorado que l'Asturien devra combler avec une nouvelle performance individuelle. Pourtant, vendredi soir, Alonso se montrait plutôt optimiste sur les évolutions qui lui avait préparé son équipe. La désillusion doit être cruelle chez Ferrari.
© Sutton Images
Pour faire durer le suspense et tenter de concéder moins de quinze points sur Vettel, Alonso aura pour allié de circonstance Hamilton. Tandis que son coéquipier Jenson Button a mis le clignotant en fin de Q2 pour des soucis mécaniques, le pilote McLaren a poussé Vettel dans ses retranchements sans toutefois le faire trembler. Mais l'Anglais, en toute fin de séance, a été le seul à accompagner l'Allemand sous les 1'37.
Mark Webber, solide et bénéficiant lui aussi des largesses d'une Red Bull revenue à son niveau de 2011, mène la deuxième ligne devant Kimi Räikkönen. Le vainqueur d'Abou Dabi a été battu par son coéquipier Romain Grosjean mais le Français a écopé d'une pénalité de cinq places sur la grille de départ pour avoir été contraint de changer sa boîte de vitesses. Il s'élancera juste derrière Alonso. Le pilote Ferrari aura à passer Nico Hülkenberg, Felipe Massa et Michael Schumacher pour se rapprocher.
La deuxième partie de la grille ne renferme guère plus de surprises que la première. Daniel Ricciardo a été le premier éliminé, hors nouvelles écuries, une première pour lui depuis la Hongrie. Derrière l'Australien, on retrouve les deux Marussia, qui dament pour la première fois le pion aux deux Caterham. Contre-performance aussi pour les Sauber mais belle après-midi pour Jean-Éric Vergne (14e). Le Francilien n'aura finalement pas été trop handicapé par ses soucis de samedi matin.

