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Pirelli assume son conservatisme

ESPN Staff
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Pirelli aurait pu se permettre un choix plus audacieux
© Getty Images
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Le patron de Pirelli Motorsport, Paul Hembery, n'a pas nié que les conditions météo et la piste que tout le monde a réellement découvert vendredi auraient pu permettre au manufacturier italien d'apporter d'autres gommes à Austin. Mais la prudence a prévalu pour le choix des médiums et des durs.

Pirelli avait-il dans un coin de sa tête le fiasco d'Indianapolis qui a largement contribué à éloigner la F1 des États-Unis pendant cinq ans ? Les pneus Michelin en étaient à l'origine, ce qui coûta cher à la firme clermontoise. Dans ces conditions, pas question de prendre de risque. "Comme ce circuit est complètement nouveau, avec un certain nombre de facteurs inconnus potentiels, nous avons délibérément opté pour un choix de pneumatiques conservateur", a rappelé Hembery vendredi soir.

Plus frais que prévu

Lors des trois heures d'essais qui précédèrent, les glissades ont succédé aux travers pour quasiment tous les pilotes qui trouvèrent plus facilement les limites de la piste que celles de leurs voitures. C'est Sauber qui s'en est plaint le plus. "Aujourd'hui, il était question surtout de se familiariser avec la seule nouvelle piste de l'année", rétorquait Hembery. "Avec une météo plus fraîche que prévu, les premières données que nous avons recueillies font état d'une très faible dégradation sur les deux types de gommes que nous avons choisis, cela nous amène à penser que dimanche la stratégie gagnante ne comportera qu'un seul arrêt."

Sachant que les temps au tour diffèrent d'une demi-seconde entre le pneumatique médium, plus rapide, et le pneumatique dur, cela va laisser peu de choix pour prendre des risques au plan de la stratégie. Un Grand Prix processionnaire pourrait être à prévoir.

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