• Interview ESPNF1 : Daniel Ricciardo

''Un petit avantage''

Laurence Edmondson
1 juillet 2012
Daniel Ricciardo a rejoint Toro Rosso cette année après des débuts chez HRT
© Sutton Images
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Après quelques tours à Goodwood sur la Red Bull RB7, Daniel Ricciardo s'est confié à ESPNF1 sur la vie chez Toro Rosso, les progrès de Caterham et... son coéquipier Jean-Éric Vergne qu'il pense dominer.

Le directeur technique de Toro Rosso, Giorgio Ascanelli, avait qualifié votre tour de qualification à Bahreïn, qui vous avait mené à la sixième place, "d'extraordinaire", et il vous avait comparé à Sebastian Vettel. Quelques semaines ont passé depuis, est-ce que vous pensez que cette comparaison valait le coup ?
"Tout a bien fonctionné ce samedi-là. Je ne pense pas que j'ai fait quelque chose de vraiment différent de ce que je fais d'habitude. Je me suis senti à l'aise dans la voiture et je pense que c'est la raison pour laquelle j'ai abordé la qualification dans le bon état d'esprit. Ce que j'ai fait, de manière basique, c'est que je suis allé de plus en plus vite de séance en séance plutôt que de faire part à coups. Et ensuite le bon ton tour est arrivé. Malheureusement nous n'avons pas eu un résultat similaire en course (15e) mais cela m'a aidé pour cette saison. Il est évident que la course s'est mal passée mais que la qualification en elle-même nous donnait un peu d'espoir alors que l'on n'en manquait."

Les équipe évoquent les pneumatiques comme l'obstacle numéro un à la performance. Partagez-vous cet avis ?
"Je pense qu'il est clairement difficile de savoir où l'on en est avec les pneumatiques, mais je ne dirais pas que c'est l'ensembles de nos problèmes. Nous avons d'autres choses à régler. Nous avons introduit de nouveaux échappements pour le Canada, ils ont semblé un peu meilleurs mais je pense que tout le monde avait aussi ces nouveaux échappements et nous n'avons pas réussi pleinement à les exploiter pour le moment. Alors essayer de maîtriser ça a été pour nous difficile car cela a changé l'équilibre de la voiture. Dans ces cas-là, il faut commencer à ajuster l'équilibre au freinage et d'autres choses. Alors je dirais, non, il n'y a pas que les pneumatiques."

Caterham semble en progrès derrière vous. Êtes-vous davantage préoccupés par les battre pour accéder à la deuxième partie de la qualification ou tentez-vous surtout d'accéder à la troisième partie ?
"Bien que je pense qu'ils auront de nouvelles évolutions à Silverstone, lesquelles seront probablement efficaces comme elles l'ont été à Valence, je pense que dans l'ensemble nous sommes encore plus rapides et plus performants qu'eux, il n'y a que sur la qualification qu'ils nous accrochent un petit peu. Je pense que cela dépend de nous, les pilotes, de comprendre un petit peu mieux les pneumatiques. Mais pour ce qui concerne notre rythme en course, je pense que nous sommes plus forts. Je pense que si nous n'exploitons pas totalement la voiture en qualification alors ils ont une chance d'être devant nous, mais je pense que notre rythme est clairement meilleur que le leur."

Ricciardo espère progresser chez Toro Rosso
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Êtes-vous maintenant totalement focalisé sur ces nouveaux échappements ou est-ce qu'il y a d'autres nouveautés à venir sur les prochaines courses ?
"Je pense que l'on va se concentrer sur les échappements. Nous avons un programme complet dans ce domaine mais nous ne pensons pas que c'est la meilleure manière de les développer. Alors nous allons essayer quelque chose de différent. Ce que nous allons faire, ce ne sera pas ce qui était prévu au départ, je pense, mais je crois que nous avons trouvé ce qui sera le meilleur moyen d'avancer. On va se concentrer sur cela mais cela ne nous empêchera pas, pour Silverstone, d'avoir quelques petites nouveautés, peut-être une nouvelle dérive au niveau du fond plat ou de l'aileron avant, mais rien que l'on ne puisse vraiment qualifier d'évolution, pas encore. Je pense qu'à Budapest, peut-être, nous aurons davantage d'appui aérodynamique par rapport à un circuit similaire tel que Monaco. C'est quelque chose que je suis pressé de voir sur la voiture pour pouvoir faire un pas en avant en ce qui concerne la course."

Est-ce que l'équipe compte beaucoup sur vous pour le développement du vendredi ?
"Oui, et c'est bien qu'il en soit ainsi. Si je ne me sens pas impliqué alors j'essaie de m'impliquer. Je n'en suis pas encore au point de perdre le sommeil parce que je pense à la voiture. Ce n'est pas directement mon travail, j'imagine que les ingénieurs se préoccupent davantage de cela. Mais je veux savoir ce que l'on peut faire pour aller plus vite et j'essaie d'apprendre le maximum que je peux. Par ailleurs, Jean-Éric (Vergne) est lui aussi impliqué même s'il a un peu moins d'expérience, il s'exprime pendant nos réunions. Hors Grand Prix, nos ingénieurs s'entretiennent avec nous dans la semaine pour essayer de progresser après un week-end de course."

Vous semblez avoir le dessus pour l'instant, par rapport à votre coéquipier. Est-ce que c'est quelque chose qui est admis à l'intérieur de l'équipe ?
"Je pense que sur le papier, en ce qui concerne les qualifications, c'est plutôt pas mal, je pense que je dois mener 7-1, c'est chouette. Votre première comparaison est votre coéquipier mais si nous sommes respectivement dix-septième et dix-huitième, et même si je suis quelque dixièmes de secondes plus rapide que lui, alors cela ne va pas me donner vraiment une grande satisfaction. Je pense que nous devons tous les deux travailler beaucoup pour progresser. Il a connu de bonnes courses. Mais j'arrive, je pense, à trouver un peu plus de vitesse, ce qui est bon pour le dimanche, alors c'est encourageant. Si je peux continuer dans cette voie, alors en qualification je pense que j'ai déjà un petit avantage et j'espère que dans la course je pourrai me détacher. Je pense que l'émulation est saine entre lui et moi en ce moment."

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