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Sauber veut de la constance
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Le patron de l'équipe Sauber, Peter Sauber, fixe les objectifs de son équipe pour la saison 2012. Contrairement à l'année dernière, il espère que ses troupes pourront maintenir un niveau de performance constant sur les vingt courses qui sont au programme.
À 68 ans, le Zurichois est encore fortement impliqué dans l'équipe qu'il a fondée il y a plus de 40 ans. À l'approche de la nouvelle saison, il retrouve comme chaque année son enthousiasme pour faire progresser son équipe. Il s'en est ouvert sur le site officiel de la Formule 1.
Les objectifs 2012 - L'année 2011 a été divisée clairement en deux parties pour nous. Nous avons réussi une bonne première demi-saison mais la deuxième a été difficile. Cette année, il va nous falloir répartir nos ressources pour le développement de telle sorte qu'elles nous aident à progresser sur l'ensemble de la saison et pour défendre notre position au Championnat (Sauber est passée de la sixième à la huitième place dans la deuxième partie de la saison). Nous avons pris un bon départ l'année dernière. Cette saison nous voulons faire le même départ mais nous voulons essayer de conserver notre niveau de performance sur l'ensemble de la saison. Si nous sommes capables de faire cela, alors, au bout du compte, ce sera beaucoup plus satisfaisant.
Key, une décision "logique"
Les pilotes et l'équipe - James (Key, le directeur technique qui vient de quitter Sauber) nous a rejoints lorsque nous étions dans une phase où nous devions effectuer une douloureuse transformation, en passant du statut d'un grand constructeur (après le rachat par BMW en 2006) à celui d'une équipe privée (lorsque BMW a quitté en 2009). Il a été l'un des facteurs clés de ce retour à la stabilité de notre équipe. Dans la phase suivante, il est devenu de plus en plus évident que la coopération n'était pas celle que les deux parties espéraient. Alors nous séparer fut une conclusion logique. Pour ce qui est des pilotes (Kamui Kobayashi et Sergio Pérez qui sont reconduits), j'espère la même chose que sur le plan technique, c'est-à-dire de la progression. Je suis convaincu que cette progression va se matérialiser parce que tous deux sont très jeunes. Ils ont maintenant une année de plus d'expérience. Cela va jouer à leur avantage. Kamui a réussi une très bonne première demi-saison avec des résultats remarquables mais il n'a pas pu continuer sur cette lancée. Pour autant, il ne faut pas l'en blâmer. La performance de la voiture n'était pas au rendez-vous. Quant à Sergio Pérez, son retour en forme après son accident à Monaco a pris plus longtemps que prévu (commotion cérébrale). Nous nous y attendions. De tels chocs ont des effets sur le long terme. Plus tard, il m'a dit qu'il lui a fallu attendre l'été pour être vraiment de retour à la normale.
© Sutton Images
L'entente RRA et sa décision de quitter la FOTA - Non, les choses ne sont pas devenues plus faciles pour les petites équipes (avec l'accord sur la réduction des coûts ou RRA). Réduire les coûts en Formule 1 est très difficile, c'est une question qui est épineuse. La RRA a été un pas dans la bonne direction mais maintenant d'autres pas doivent être franchis et de manière urgente. Nous avons donné à la FOTA (Formula One Teams Association, l'association des équipes) les raisons pour lesquelles nous sommes partis. Pour nous, c'est une affaire interne et c'est quelque chose dont on ne veut pas parler en public. Nous sommes en contact constant avec les autres équipes et nous discutons des questions importantes, comme la réduction des coûts. Par ailleurs, nous respecterons l'accord de fermeture des usines en août.
L'évolution de la discipline - Le développement technique sur ces 20 dernières années a été époustouflant. Dans les secteurs de l'aérodynamique, de l'électronique et du bloc propulseur, il y a eu d'énormes progrès et cela a mené à une explosion des coûts. Cela doit être la tâche numéro un de toutes les parties responsables : ramener ces coûts à quelque chose de raisonnable.


