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Vettel, fatigué mais heureux

ESPN Staff
15 décembre 2012 « Un autre titre pour l'Allemagne | Bianchi va découvrir Yeongam »

Sebastian Vettel, qui a ajouté un troisième titre à sa collection cette année, est revenu sur la finale au Brésil et la pression qui a marqué le championnat 2012.

Le pilote Red Bull a triomphé par trois points seulement sur son grand rival Fernando Alonso, qui a connu une saison exceptionnelle au volant de sa Ferrari. Mais avec autant en jeu avant le départ, alors que la pluie s'abattait sur le circuit d'Interlagos, Vettel préférait se renfermer dans une bulle et éviter toute forme de distraction.

"Je n'avais pas le temps de penser à quoi que ce soit d'autre", a-t-il expliqué dans une vidéo de fin d'année produite par Red Bull. "Avant la course, j'ai dit que je ne voulais pas savoir où se situait Fernando ni ce que nous devions accomplir."

"À dix tours de l'arrivée, on m'a informé que ma position actuelle était suffisante. Lorsque j'ai franchi la ligne d'arrivée, on m'a dit que j'avais réussi. J'ai répondu, mais on ne pouvait m'entendre car ma radio était tombée en panne pendant la course. Je me sentais vidé, même plus que cela ; cette saison a été tellement longue."

Grand stress pour Horner

Christian Horner, le patron de Red Bull, se souvient aussi de ce dimanche difficile au Brésil : "Cette course était interminable. Il y avait déjà la météo, puis Sebastian a été poussé en tête-à-queue lors du premier tour. On l'a frappé fort, sa voiture a été endommagée ; nous pensions que c'était terminé."

"Mais il s'est relancé, il s'est battu pour se frayer un chemin à travers le peloton. Ensuite la pluie est revenue, il fallait chausser les pneus intermédiaires et plus tard revenir aux slicks. Sa radio ne fonctionnait plus, Sebastian est arrivé devant le stand sans que nous sachions quel pneu il voulait qu'on lui chausse. Il a repris des intermédiaires vers la fin et s'est hissé à la position qu'il devait atteindre (pour gagner le titre). Le stress était à son maximum du début à la fin, mais il a réussi."

Horner : "Le stress était à son maximum du début à la fin, mais il a réussi"
© Sutton Images
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Batteries à plat

Il y a deux semaines, Vettel a avoué qu'il était à bout de souffle lorsque la saison a pris fin. Le triple champion a élaboré davantage sur son sentiment de fatigue, mais aussi de grand soulagement d'avoir remporté la couronne 2012.

"Il y a eu tellement de courses, tellement de hauts et de bas. Les débuts ont été difficiles. Nous avons été pénalisés à Hockenheim, ce qui nous a coûté quelques points, et il y a eu la panne d'alternateur à Valence où nous avons perdu beaucoup de points, puis d'autres points perdus à Monza... Et au moment de franchir la (dernière) ligne d'arrivée, en sachant que vous avez réussi, toute la pression se vide. D'une certaine manière, vous n'avez plus l'énergie pour réaliser ce que vous venez d'accomplir, ni pour fêter cela comme vous l'auriez voulu."

"Mais maintenant, je suis libre de me détendre, d'être fatigué", a-t-il conclu avec le sourire. Quant au bonheur d'avoir déjà remporté non un mais trois championnats de F1 : "Je pense que ce sentiment me suivra probablement jusqu'à mon dernier jour sur cette planète."

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