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Schumacher ne regrette rien

ESPN Staff
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Michael Schumacher affirme avoir sa part de responsabilité dans l'échec relatif de l'écurie Mercedes et rappelle qu'il quittera la F1 soulagé à la fin de la saison.

S'exprimant dimanche dans le journal allemand Die Welt, le pilote Mercedes, 43 ans, 91 victoires et 7 titres de champion, respire la sérénité au moment d'aborder ses quatre denières courses. L'échec des trois dernières années l'a changé, en bien. Voici ses mots.

Son retour en 2010 - "Je voulais poursuivre ma passion et réussir. La base était bonne à l'époque : une équipe qui venait de remporter le Championnat (Brawn GP, rachetée par Mercedes). Tout avait l'air bon. Nous avons pensé que nous pourrions aller de l'avant. En fin de compte, ce n'était pas possible, nous le savons maintenant. Néanmoins, ce fut beaucoup de plaisir (...) Je sentais qu'après ma carrière chez Ferrari mes batteries se rechargeaient. Le sentiment de ne plus penser en permanence à travailler m'a régénéré. Mais depuis que je suis de retour, l'énergie disparaît peu à peu."

Les critiques - "Vous apprenez à composer avec cela et à en jouer. Lors de ma conférence de presse à Suzuka, où j'ai annoncé ma retraite, je voulais vraiment venir avec une canne, comme un clin d'oeil à toutes les questions. On a dit que j'avais besoin de lunettes, que je souffrais de cécité nocturne et ainsi de suite. Sérieusement, je ne pouvais qu'en rire. Mes yeux fonctionnent parfaitement. Les trois dernières années ont été extrêmes à l'égard des nombreuses défaites que j'ai subies. Nous étions sous un flux massif de critiques. Cela permet de développer une vision plus large des choses. À mes yeux, ça aide, cela apporte un plus général. Cela m'a aussi aidé à développer ma personnalité."

"Une saison de Formule 1 prend beaucoup d'énergie. Vous devez consentir d'énormes efforts pour être constamment en mesure de donner 100%"
© Press Association
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L'adrénaline - "Nous, les pilotes, ne sommes pas constamment à la recherche d'adrénaline. Bien sûr, la course automobile nous permet d'atteindre nos limites, comme les joueurs de football et d'autres sportifs. Mais nous conservons le contrôle permanent. Bien sûr, il y a des moments exceptionnels où l'adrénaline est là. Parfois, quelque chose ne va pas sur la voiture ou dans un dépassement dangereux. Dans mon accident à Silverstone (jambe cassée en 1999), par exemple, il y a eu une décharge d'adrénaline parce que je ne pouvais plus contrôler la situation. Mais ce n'est pas ce que nous cherchons, nous essayons de faire la symbiose parfaite entre l'homme et la voiture. Cela nous donne un sentiment de bonheur."

Des regrets ? - "Ma mission est vraiment finie, donc je peux revenir à la période heureuse de ma vie que j'ai apprécié après ma première retraite. Je peux maintenant quitter la Formule 1 la tête haute. Après 2006, j'ai fait plein de choses. J'ai hâte de passer du temps avec ma famille. Combien de fois ma femme m'a demandé de l'accompagner à une compétition équestre et s'est heurtée à un refus car je courais. Cela me préoccupe de plus en plus ces derniers temps. Le pilote dépend de la voiture. Si ça n'a pas fonctionné comme prévu, c'est autant de ma faute que de celle de l'équipe."

"Une saison de Formule 1 prend beaucoup d'énergie. Vous devez consentir d'énormes efforts pour être constamment en mesure de donner 100%. L'esprit est à la F1 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Vous pensez constamment à la façon de rendre votre voiture encore plus rapide. Conduire le week-end est presque la partie la plus agréable. Je suis impatient que ce soit fini."

"Si ça n'a pas fonctionné comme prévu, c'est autant de ma faute que de celle de l'équipe"
Michael Schumacher

Les quatre dernières courses - "Il serait présomptueux de croire que la voiture va s'améliorer parce que j'ai annoncé ma retraite. Nous ne sommes pas au mieux pour jouer les premiers rôles. J'espère que cela va changer au cours des quatre prochaines courses. Mais c'est plus un espoir qu'une affirmation claire. (La dernière course, au Brésil, le 25 novembre) ce sera une course spéciale pour moi. Ce sera différent de 2006. À cette époque, j'avais une voiture pour gagner avec moi, alors je me suis battu pour le titre. Ce n'est pas le cas cette année, ce qui recadre mes attentes."

L'argent amassé au cours de ces années - "Je suis critique et responsable à ce sujet. L'argent m'a apporté indépendance et liberté pour ma famille, pour l'avenir. J'ai connu des temps difficiles étant jeune, avec mes parents. Les hivers étaient rudes, nous ne pouvions pas louer des karts car il y avait de la neige sur la piste. Alors tout ce qui m'est arrivé par la suite, j'ai pu l'apprécier, comme la liberté d'avoir aidé des gens. Je dépense toujours mon argent pour des choses de qualité. Je ne le jette pas par les fenêtres."

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