- GP de Hongrie 2012
GP de Hongrie : Faits marquants
© Press Association
- News:
-
Button, un titre avant de partir
- Mag:
-
La Hongrie de Hamilton
- News:
-
Alonso ne relâchera pas
- News:
-
L'erreur de Schumacher
- Réactions:
-
Schumacher victime de malchance
- Réactions:
-
Déclarations des pilotes
- Compte rendu:
-
Hamilton maîtrise les Lotus
- News:
-
Red Bull avertie sur sa suspension
- News:
-
PURE interrompt ses activités
- Course:
- Grand Prix de Hongrie
- Championnat:
- Championnat de Formule 1 2012
- Circuits:
- Hungaroring
ESPNF1 fait le tour : le bon, le mauvais et le surprenant du week-end du Grand Prix de Hongrie, 11e manche du championnat 2012, couru sur le circuit du Hungaroring.
Une victoire fait toute la différence
Après un Grand Prix de Grande-Bretagne désastreux, l'écurie McLaren est arrivée en Allemagne avec une monoplace revitalisée que Jenson Button a menée jusqu'à la 2e place. Cette fois, Lewis Hamilton a grimpé sur la plus haute marche du podium de Budapest, prouvant sans l'ombre d'un doute que l'équipe est revenue se battre parmi les meilleures. Alors qu'il reste encore neuf courses à disputer cette saison, ce retour en force permet à Hamilton de conserver ses aspirations pour le titre.
Mais toutes les écuries, et en particulier celles de pointe, vont revenir en piste (après la pause estivale) avec une série d'évolutions sur leurs voitures. Il faudra donc que McLaren demeure sur sa lancée et maintienne son avantage des deux dernières courses. Button a 88 points de retard sur le leader du classement, Fernando Alonso ; la tâche s'annonce difficile. Hamilton n'est qu'à 47 points du sommet ; tout est encore possible... mais pour Mark Webber, Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen aussi.
Lotus toute proche
Lotus a souvent semblé sur le point de gagner une course cette saison, mais son talon d'Achille a toujours été les qualifications : un mauvais positionnement sur la grille coûte cher lors du départ. Mais en Hongrie, la 2e place de Romain Grosjean ouvrait de grandes possibilités. Pendant tout le premier relais, le Français pouvait aspirer à la victoire alors qu'il pourchassait Lewis Hamilton. Un arrêt un peu lent a gâché ses chances, mais son coéquipier Kimi Räikkönen (5e au départ) a vite repris le flambeau Lotus et se rapprochait de Hamliton tour après tour. Mais la nature du Hungaroring, peu enclin aux dépassements, a de nouveau frustré l'équipe même si ses deux pilotes ont grimpé sur le podium de Budapest derrière le pilote McLaren.
Plus frustrant encore, tout indique que Lotus aurait probablement remporté cette course... si elle avait eu lieu sur un autre circuit, plus permissif au niveau des dépassements. Le patron Éric Boullier en était très conscient : "Sur un tracé différent, Romain aurait été en mesure de dépasser Lewis pendant le premier relais et Kimi aurait été en mesure de dépasser Lewis pendant le deuxième relais. Un doublé était possible."
Les histoires du week-end
- Choc : Bruno Senna - Les critiques faites à son égard concernaient son rythme sur un tour, mais il souffrait aussi de la comparaison avec Maldonado. Mais à Budapest il s'est qualifié parmi le top 10 pour la première fois cette saison et a tiré le maximum pour gagner deux places et terminer 7e. Le pilote Williams est maintenant à cinq points de son coéquipier.
- Choquant : Michael Schumacher - Il s'est trompé de case sur la grille de départ, a éteint son moteur sur la piste et a roulé trop vite dans la voie des stands. Et tout cela avant même le début de la course ! Une crevaison et une panne de télémétrie se sont ajoutés ensuite. Il devait avoir hâte que la journée finisse.
- Meilleur dépassement : Kimi Räikkönen - Alors qu'il quittait les stands et revenait en piste au même niveau que son coéquipier Grosjean, le pilote Lotus a parfaitement évalué son freinage sur des pneus 'froids' et a su passer devant à la sortie du virage 1, après une courte lutte très serrée. Räikkönen s'est ainsi assuré la 2e place.
- Meilleur tour(s) : Kimi Räikkönen - Pendant qu'il prolongeait la durée de son deuxième relais, il a signé le meilleur tour de l'épreuve au 42e passage. Au cours de cette série de tours rapides, Räikkönen a gagné suffisamment de terrain pour passer devant Button, Vettel et Grosjean (voir item précédent).
- Pire tour : Romain Grosjean - Il a perdu du temps derrière Schumacher, mais la fin de son 25e tour et le début du 26e n'ont pas aidé. Le pilote Lotus a commis quelques erreurs qui ont ajouté près de deux secondes à son déficit sur Hamilton. Ultimement, c'est peut-être ce qui lui a coûté la 2e place (voir deux items plus haut).
- Performance du jour : Lewis Hamilton - Il s'est montré fort tout le week-end, mais c'est la manière avec laquelle il a remporté la course qui impressionne. Le pilote McLaren a fait un sans-faute et n'a jamais craqué sous la pression constante et insistante du duo Lotus, qui a pesé sur lui du début à la fin de l'épreuve. Et il s'est replacé dans la course au titre.
De la fumée sans feu ?
Red Bull a souvent été pointée du doigt et soupçonnée de plier le règlement au-delà des limites tolérables. L'équipe a toujours répondu qu'il ne s'agissait là que de mesures perturbatrices provenant des écuries tentant de la rattraper. Mais depuis le début de la saison, Red Bull a été rabrouée à au moins quatre reprises par la FIA, chaque fois pour une raison différente. Soulignons que l'équipe n'a jamais enfreint un règlement technique, mais elle exploitait une zone grise ou interprétait un article de manière différente. Chaque fois, la FIA a émis une directive ou une clarification technique (et dernièrement, au cours de la controverse entourant la cartographie moteur, avec une certaine impatience).
Mais au cours du week-end hongrois, il a été révélé que la FIA avait demandé à Red Bull, lors du GP du Canada, de modifier un système qui semblait permettre un ajustement manuel de la hauteur de caisse, ce qui est très clairement interdit par le règlement. Il n'en fallait pas plus pour que le scepticisme à l'égard de l'équipe double championne du monde en titre reprenne de plus belle.
Modifier la hauteur de caisse entre les qualifications et la course procurerait un net avantage, puisque la voiture est alourdie lorsque le réservoir de carburant est rempli avant la course. Il a été suggéré que cette modification pouvait se faire rapidement, sans se faire remarquer, en route vers le Parc fermé suite aux qualifs. Le patron de Red Bull, Christian Horner, a parlé d'une affaire "banale" et a juré que la hauteur de caisse n'a jamais été touchée dans le Parc fermé. Notons que la FIA n'a émis aucune sanction. Mais puisque c'est interdit, pourquoi avoir un tel système en place de toute façon, même si l'ajustement manuel est hypothétique ?
Après les trous dans le plancher qui dirigeaient un flux d'air vers l'arrière, les écopes de frein qui canalisaient de l'air à travers les roues, cette histoire de hauteur de caisse ajustable manuellement et la cartographie moteur inhabituelle, Red Bull doit s'attendre à ce que sa RB8 soit scrutée d'encore plus près...
Jeux de puissance
Le futur motoriste PURE a confirmé ce week-end que ses travaux portant sur le V6 turbo (devant être adopté par la F1 en 2014) ont été suspendus en attendant le règlement de quelques détails concernant son financement de relais. Ce sont des choses qui arrivent dans le monde des affaires, surtout lorsqu'il faut développer un produit qui ne sera pas sur le marché pour plus d'un an encore. Mais certains croient déjà que la F1 se dirige vers une diminution du nombre de motoristes prêts à équiper les 12 écuries du plateau.
Mercedes, Ferrari et Renault sont solidement impliquées en F1. Quant à Cosworth, ses plans demeurent inconnus, ce qui laisse croire que la compagnie ne fera pas partie de l'aventure V6. PURE souhaite se joindre au spectacle. Mais d'autres croient qu'il est plus probable que la saison 2014 débute avec trois motoristes seulement, soit les trois premiers de cette liste. "Je suis plutôt certain qu'il n'y en aura que trois, mais ces trois pourront accomplir le travail", a dit Norbert Haug, le vice-président de Mercedes Motorsport, qui a toutefois précisé que la marque à l'étoile n'a pas encore officiellement considéré fournir un quart du plateau en moteurs... mais que ce cette question est sur l'agenda.
Quand on sait que le nouveau moteur V6 turbo avait comme objectif d'attirer de nouveaux manufacturiers en F1, la prédiction de Haug n'est certainement pas idéale. Mais comme indiquait récemment Jean-François Caubet, le directeur général de Renault Sport F1, les potentiels futurs motoristes "attendent probablement de voir ce que va donner le nouveau moteur avant de prendre leur décision."
À la défense de Maldonado
Nous avons souvent critiqué le comportement trop agressif de Pastor Maldonado en piste ; cette fois nous venons à sa défense... un peu. Le pilote Williams a souvent rencontré les commissaires cette saison pour une série d'incidents et d'accrochages, en plus de se mériter une réprimande. Lors du GP de Hongrie, il a reçu une pénalité de passage par la voie des stands pour avoir tapé contre la Force India de Paul di Resta dans un virage.
Mais sur une piste aussi étroite, et où le tracé ne favorise pas les dépassements, toute manœuvre sera nécessairement musclée. Dans ce cas-ci, Maldonado était à l'intérieur, il a glissé vers l'extérieur et touché la Force India qui tentait de garder ses roues sur la piste. Cela semblait un simple incident de course plutôt minime, surtout qu'aucun pilote n'a été éliminé par ce contact somme toute peu inquiétant, mais la pénalité a été sévère. Les commissaires ont peut-être voulu faire comprendre à Maldonado que leur seuil de tolérance à son égard était près du zéro. Mais il faut dire que c'est Maldonado lui-même qui a bâti sa réputation.
© Press Association
Le cauchemar de Schumacher
Ce fut réellement un week-end à oublier pour le septuple champion du monde. La Mercedes était peu compétitive en Hongrie. Une séance de qualification mal gérée a vu Schumacher signer le 17e meilleur chrono. Mais en prenant place sur la grille, suite au tour de chauffe, il s'est placé dans la mauvaise case. Le directeur de course a interrompu la procédure de départ et allumé les feux jaunes au-dessus de la piste, pour indiquer qu'un autre tour de chauffe devait être complété.
Voyant cela, et ne sachant pas qu'il état la cause de ce désagrément, Schumacher dit avoir immédiatement éteint son moteur car il surchauffait déjà (certains pensent que le Kaiser n'avait pas compris qu'un second tour de chauffe devait être complété). Son équipe a redémarré son moteur au début de la voie des stands, mais en prenant position près de la sortie, en prévision du départ, il a fait un excès de vitesse et s'est mérité une pénalité de passage par les stands. Il a ensuite subi une crevaison. Puisque la télémétrie n'était pas entièrement fonctionnelle, Mercedes lui a demandé de rentrer au garage pour éviter de possibles dommages au moteur. "Cette course fait partie de celles sur lesquelles on ne s'attarde pas très longtemps", a-t-il dit.

