- Réduction des coûts
Des équipes en faveur d'un plafond
© Sutton Images
- News:
-
La F1 entame l'ère de l'efficacité
- News:
-
Gascoyne veut un plafond
- News:
-
Vers une augmentation de budget
- News:
-
Hausse importante des frais
- News:
-
Williams veut une solution rapide
- News:
-
Un plafond "irréaliste"
- News:
-
Red Bull pour une RRA plus large
- News:
-
Mosley ne pouvait plus l'imposer
- News:
-
Coûts : Sauber sonne l'alarme
- News:
-
Todt veut réduire les coûts
- News:
-
Question de survie, dit Mallya
Certaines écuries de Formule 1 se sont montrées en faveur de la proposition de Bernie Ecclestone, qui souhaite instaurer un plafond budgétaire pour toutes les équipes du plateau.
Le président de Formula One Management a suggéré d'instaurer un plafond de 250 M$ (193 M€). Un tel montant ne changera pas grand-chose pour les équipes de moyenne et petite taille, mais le plus important serait d'au moins établir un plafond comme point de départ et de l'ajuster à la baisse chaque année subséquente.
Ecclestone espère qu'un tel système pourra attirer de nouvelles équipes à la discipline : "Nous cherchons la bonne façon de mettre cela en place. Ce que nous tentons de faire, c'est réduire la nécessité de dépenser autant d'argent pour être compétitif, pour que quelqu'un puisse arriver avec un budget raisonnable et être compétitif sans avoir à dépenser une fortune. Je parle d'un plafond qui couvrirait toutes les dépenses en Formule 1 (...) sauf le marketing)."
Lotus et Sauber sont pour
Eric Boullier, le patron de Lotus, a expliqué à ESPNF1 que le montant suggéré par Ecclestone n'est peut-être pas adéquat, mais que le principe d'un plafond budgétaire aidera les équipes à comprendre ce qui devrait être mis en place à l'avenir.
"Je ne sais pas si c'est réaliste (comme plafond) car de toute évidence la plupart des équipes n'ont pas un tel budget", a-t-il dit. "Mais je pense que c'est un bon point de départ pour s'assurer que nous parlions d'une réduction des coûts réelle et comment nous pourrions arriver à cette fin. Évidemment, ce montant n'est pas l'objectif final mais c'est un point de départ qui permettra à tout le monde de comprendre la nécessité d'avoir un coût raisonnable. (...) C'est plus pour le principe que pour le montant (proposé)."
Chez Sauber, la patronne Monisha Kaltenborn espère que la mise en place d'un plafond servira à prouver qu'une équipe n'a pas besoin d'un budget illimité pour atteindre ses objectifs.
© Sutton Images
"Je pense que le plus important dans ces discussions, c'est que nous soyons tous d'accord et que le concept soit considéré de manière très spécifique", a-t-elle dit à ESPNF1. "Je pense qu'avec la RRA (l'entente sur la restriction des ressources), avec laquelle nous avons limité certains domaines, nous avons pris un pas dans la bonne direction. Au fond, ce n'est peut-être pas autant de travailler sur la réduction des coûts que de faire comprendre qu'il n'est pas nécessaire de dépenser autant."
Kaltenborn est d'accord avec Boullier que le montant de 250 M$ est trop élevé et qu'il devra être diminué avec le temps. Toutefois, instaurer un plafond budgétaire aussi élevé au départ pourrait aider à convaincre les écuries de pointe à accepter la proposition.
"Nous disons depuis longtemps que le plafond budgétaire est la meilleure voie à suivre", a-t-elle rappelé. "Le montant (proposé) est encore très élevé pour la majorité des équipes et peut-être que d'autres devront réduire un peu leurs dépenses. Mais l'idée est d'ensuite graduellement baisser ce plafond pour qu'il arrive finalement à un niveau qui permettra à toutes les équipes de participer. Si le changement est trop radical pour certaines équipes (dès le départ), elles ne voudront peut-être pas s'engager dans ce concept."
Mercedes veut de l'encadrement
Ross Brawn, le patron de Mercedes, est d'accord avec la proposition d'Ecclestone à condition qu'elle laisse une grande liberté technique aux équipes.
© Sutton Images
"Je pense qu'il faut trouver une façon de contrôler la quantité d'argent qu'une équipe peut dépenser", a-t-il dit. "Une fois que cette méthodologie est en place, vous pouvez l'ajuster à la baisse. Cela pourrait débuter à 100 millions, descendre à 80 millions, 60 millions, 40 millions. Ce montant pourra être réduit tant que la méthodologie et les contrôles sont en place pour le faire."
"En ce moment nous n'avons aucun contrôle. Nous apportons des changements (aux règlements techniques) en espérant que cela réduira quelques coûts, et ensuite nous dépensons un peu plus d'argent sur quelque chose d'autre qui nous permettra de récupérer les performances qui ont été perdues. Alors tout tourne en rond. C'est comme un ballon : si vous compressez une partie, l'autre prend de l'expansion. Nous soutenons entièrement l'idée de contrôler les coûts, mais aussi de permettre aux plus futés ingénieurs et pilotes de démontrer à quel point ils peuvent être bons à l'intérieur d'un budget X."
"Nous pourrons ensuite diminuer ce montant, mais cela ne sera pas possible tant qu'aucun système satisfaisant n'est en place", a conclu Brawn.

