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Un moteur électrique à l'essai
La FIA confirme qu'elle a signé une entente avec des promoteurs pour l'organisation et la commercialisation du championnat de Formule E, une série monoplace à propulsion 100% électrique qui verra le jour en 2014.
Pour la Fédération Internationale de l'automobile, ce grand projet "représente une vision pour l'avenir de l'industrie automobile sur les prochaines décennies."
La société Formula E Holdings Ltd (FEH), basée à Londres, est présidée par l'Espagnol Alejandro Agag, patron de l'écurie Addax en GP2. L'investisseur principal est le milliardaire Enrique Banuelos. Éric Barbaroux, qui a déjà été impliqué en Formule 1, ainsi que Lord Drayson, ex-ministre britannique actif en sport automobile, sont également impliqués dans le projet.
La FIA annonce que des démonstrations de voitures de Formule E auront lieu l'année prochaine ; le premier championnat de la série sera entamé en 2014. Les courses devraient principalement être organisées sur des circuits urbains situés dans les plus grandes villes du monde. L'objectif est d'avoir dix écuries et 20 pilotes sur la grille de départ. Le projet est donc aussi ambitieux qu'il se veut moderne et avant-gardiste.
Les monoplaces seront inspirées du prototype Formulec EF 01, qui a été en mesure d'atteindre une vitesse de pointe de 250 km/h. Vu la limite de stockage des batteries actuelles, les courses ne compteront à peu près qu'une vingtaine de minutes ; les qualifications pourraient avoir lieu peu auparavant, faisant ainsi de l'événement une activité d'un jour.
"Un élément-clé pour l'avenir"
Jean Todt, le président de la FIA, grand partisan du développement de technologies vertes, est convaincu que ce championnat électrique s'avérera populaire : "Cette série spectaculaire offrira du divertissement ainsi qu'une nouvelle opportunité de promouvoir les valeurs de la FIA et ses objectifs d'énergie propre, de mobilité et de viabilité."
"Nous voyons cela comme une grande opportunité pour créer un nouveau spectacle mariant course automobile et énergies propres", ajoute Alejandro Agag, le président de FEH. "Nous nous attendons à ce que ce championnat devienne le cadre de recherche et de développement pour la voiture électrique, qui est un élément-clé pour l'avenir de nos villes."
"La Formule E sera un jalon pour l'avenir des sports motorisés", déclare Burkhard Goeschel, le président de la Commission de la FIA ayant comme mandat les championnats basés sur l'électricité et les énergies nouvelles. "Elle suit les grandes tendances globales."
Des villes intéressées
Le championnat se veut international et espère s'établir sur plusieurs continents. Les villes de Rio de Janeiro et Monte Carlo ont exprimé leur intérêt, ainsi que le Mexique. Autre fait intéressant, Lucas di Grassi, ancien pilote Virgin et aujourd'hui essayeur pour le pneumaticien Pirelli, est le pilote de développement de la Formule E.
Rappelons qu'en 2010, au début du projet qui porte aujourd'hui le nom de Formule E, une monoplace de l'écurie Brawn GP, avec laquelle Jenson Button a remporté le titre l'année précédente, avait été modifiée pour accueillir une propulsion entièrement électrique en vue d'essais sur piste.
Notons également qu'à partir de 2014, en Formule 1, les voitures devront se servir d'une motorisation électrique dans la voie des stands, le moteur à thermique devant être éteint à l'entrée et redémarré à la sortie.

