• Pilote n°1

Ferrari assume ses choix

ESPN Staff
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Ferrari a souvent été critiquée pour sa politique très claire, pour ne pas dire plus qu'évidente, d'avoir un pilote n°1. Mais Luca di Montezemolo, le président de la marque, affirme que son équipe n'est pas la seule à agir ainsi.

La Scuderia a toujours adopté cette approche au cours de sa longue histoire en Formule 1, en particulier lors de l'ère Michael Schumacher. Pour certains, Ferrari a parfois favorisé l'Allemand à outrance alors qu'elle l'aidait à accumuler les titres au détriment de ses coéquipiers, notamment Rubens Barrichello qui n'a pas encore digéré les ordres qu'il a jadis reçus.

Avec l'arrivée de Fernando Alonso en 2010, il n'y aucun doute sur le fait que l'Espagnol est bel et bien le pilote n°1 de Ferrari, alors que Felipe Massa joue un rôle de soutien. En 2012, on se souviendra que le Brésilien a accepté d'être volontairement pénalisé aux États-Unis pour permettre à son coéquipier de gagner une position sur la grille de départ.

Bien que cette décision a été critiquée dans le paddock et par de nombreux fans qui y voyaient une tactique peu sportive, le fait demeure que cette manœuvre a aidé Alonso à rester dans la course au titre. Pour di Montezemolo, Ferrari n'a rien fait d'autre que donner les meilleurs chances possibles à son pilote, comme cela se fait dans les autres écuries de pointe.

Ferrari, la plus transparente

"À Austin, nous avons interprété les règlements à la limite, comme d'autres le font, mais sans s'en cacher. Nous aurions pu mentir. Mais notre explication a déplu aux autres et ils ont dit que nous avions fait un sale coup", a-t-il déploré.

Après le Grand Prix du Brésil, Ferrari a demandé à la FIA de vérifier si un dépassement effectué par Sebastian Vettel était conforme au règlement. L'instance dirigeante a confirmé que rien d'illégal n'avait eu lieu. Mais la couronne 2012 serait passée à Alonso si le pilote Red Bull avait été pénalisé, ce qui a alimenté plusieurs propos empreints de cynisme. "Au Brésil, nous avons simplement demandé une clarification et avons accepté la réponse de la FIA", a précisé di Montezemolo. "Mais (aux yeux des autres) ce n'est toujours pas honnête."

Quant à la politique d'avoir un pilote n°1 assisté par son coéquipier : "J'ai toujours dit que nos pilotes ne courraient pas pour eux-mêmes, mais pour Ferrari. Si l'un peut gagner, l'autre doit l'aider. Peu importe qui est en désaccord, cela m'importe peu. D'autres nous critiquent mais ils font la même chose, bien que de manière moins transparente."

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