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Glock explique son choix

ESPNF1 Staff / D.B.
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Timo Glock, qui vient de quitter la F1 pour entamer une carrière en DTM, admet que son séjour chez Marussia n'a pas été facile au niveau de la motivation.

Suite au départ soudain de Toyota avec qui il était grimpé trois fois sur le podium, le pilote allemand a décidé de rejoindre Virgin en 2010. L'objectif était d'aider la nouvelle écurie, au budget modeste, à quitter le fond du peloton. Glock s'était d'ailleurs engagé sur le long terme avec cette équipe, devenue Marussia depuis.

Satisfait des progrès relatifs réalisés en 2012, Glock comptait sur la présence de l'ancien directeur technique de Renault, Pat Symonds, pour progresser davantage. Mais la situation financière de l'équipe a forcé cette dernière à négocier le départ de son pilote expérimenté. Il sera remplacé par un autre pilote payant, dont l'identité est toujours inconnue, qui viendra seconder la recrue Max Chilton en 2013.

De la frustration à l'arrière du peloton

Glock admet maintenant qu'après s'être battu parmi le top 10 des Grands Prix plus tôt dans sa carrière, la motivation devenait de plus en plus difficile à maintenir chez Marussia.

"Ce n'était pas toujours facile de passer ces trois dernières années en Formule 1 à regarder d'autres pilotes dont les performances étaient parfois pires que les miennes, mais qui terminaient néanmoins loin devant car ils étaient au volant de meilleures voitures", a-t-il déclaré. "Je veux enfin me battre à nouveau à l'avant du peloton, j'ai faim de bons résultats. Cette faim s'est intensifiée au cours de l'hiver et le bon moment était venu pour moi de changer (de discipline). Je suis vraiment prêt pour le DTM."

"Je veux enfin me battre à nouveau à l'avant du peloton, j'ai faim de bons résultats"
Timo Glock

Le natif de Lindenfels en a profité pour suggérer à la catégorie reine de revoir sa relation avec les spectateurs. "J'ai vraiment aimé la proximité que nous avions avec les fans lors de mon année passée aux États-Unis en 2005 (en ChampCar)", a-t-il dit. "Cette proximité est également présente en DTM. En Formule 1, les pilotes sont toujours très isolés du monde extérieur, donc ils ne peuvent que rarement redonner quelque chose aux fans. La F1 pourrait apprendre du DTM à cet égard, dans sa façon d'être si proche du public."

Le calendrier de la F1 s'étend maintenant à une vingtaine de courses par saison alors que le championnat de Tourisme allemand en compte une dizaine ; Glock pense que cet horaire moins chargé lui fera un peu de bien : "Lorsque vous êtes un vainqueur potentiel en Formule 1, passer trois à quatre semaines consécutives en voyage n'est pas un problème. Cependant, lorsque vous n'avez pas de grandes chances de réussite, le stress a de véritables répercussions physiques. Il y en aura moins en DTM, même si je m'attends à une année dure et intense."

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