• Revue ESPN 2012

Top 10 des pilotes - 1ère partie

ESPN Staff
20 décembre 2012

ESPN présente la première partie de son top 10 des pilotes du championnat de Formule 1 2012, une saison très compétitive pendant laquelle plusieurs se sont démarqués. La deuxième partie se trouve ici.

10. Nico Rosberg

Pendant une courte période de temps entre les Grands Prix de Chine et de Monaco, Nico Rosberg a marqué plus de points que tout autre pilote. Mercedes avait une des meilleures voitures, même si son rythme changeait d'une course à l'autre, et le pilote allemand savait exploiter son potentiel.

Sa victoire à Shanghai fut le résultat logique d'un week-end parfait. Sa pole position était une demi-seconde plus rapide que le 2e meilleur temps signé par son coéquipier Michael Schumacher, et son rythme de course était tout aussi impressionnant. Les planètes s'étaient alignées et Rosberg a eu l'occasion de démontrer de quoi il est capable. Cependant, la seconde moitié de la saison ne lui a pas souri, conséquence d'une voiture moins compétitive, Mercedes n'ayant pas regagné le temps perdu pendant la réfection de sa soufflerie.

En fin de saison, l'équipe avait tourné son attention vers le développement de sa monoplace 2013 ; récolter des points était devenu un objectif presque secondaire. D'ailleurs, Rosberg n'a pas terminé parmi le top 10 lors des six dernières manches, la W03 ayant perdu trop de terrain sur ses rivales.

Rosberg a battu Schumacher pendant les trois années de leur cohabitation, et pourtant, certains sont toujours indécis sur son véritable potentiel. Le grand test pourrait être 2013, lorsqu'il sera directement comparé à Lewis Hamilton. Et si tout va bien il aura une voiture compétitive pour se battre de nouveau à l'avant, cette fois de façon plus régulière.

© Press Association
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9. Pastor Maldonado

Pastor Maldonado semble avoir le potentiel pour être plus haut placé sur cette liste, et cela pourrait bien être le cas un jour, mais ce n'est pas encore le moment. Lorsqu'il est arrivé en 2011, il avait tous les ingrédients d'un pilote payant engagé pour permettre à l'écurie Williams de recevoir le soutien financier d'un important sponsor. Mais le Vénézuélien s'est depuis montré très rapide et prometteur. En 2012, on se souviendra de sa performance en Espagne, alors qu'il résistait à la forte pression que lui imposait Fernando Alonso, et de sa première victoire en F1 au terme d'une épreuve bien gérée. Avec un tel sang-froid, Maldonado pourrait bien gagner d'autre courses à l'avenir.

Le problème, c'est que chaque bon coup réalisé lors des qualifications trouve son contraire lors des courses. Maldonado s'embourbe dans des incidents inutiles et parfois dangereux. Son accrochage avec Lewis Hamilton à Valence, dans les derniers tours de la course, était évitable et cela lui a coûté une place sur le podium. Sa touchette contre Sergio Pérez lors des essais à Monaco, jugée très imprudente, lui a mérité une pénalité de recul de dix places.

Pour le moment, le bon est équilibré par le mauvais. Mais sa victoire à Barcelone et son habileté à se battre pour les premières places, comme ce fut le cas à Abou Dabi avant que le SREC de sa Williams tombe en panne, montre qu'il sait garder la tête froide lorsque c'est nécessaire. Il s'agit pour lui de montrer cet aspect de sa personnalité plus souvent. Nous pouvons dire que Maldonado s'est distancé de son étiquette de pilote payant ; maintenant il doit devenir un pilote capable de mieux contrôler ses réflexes parfois trop impétueux.

© Sutton Images
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8. Mark Webber

En considérant seulement les statistiques, la saison de Mark Webber n'est pas des plus impressionnantes. Par exemple, il a conclu l'année avec 102 points de retard sur son coéquipier Sebastian Vettel. Toutefois, comme c'est souvent le cas en F1, les statistiques ne racontent pas toute l'histoire.

Webber et Red Bull ont souvent pris des risques stratégiques en 2012, mais une Voiture de Sécurité déployée au mauvais moment, une dégradation des pneus plus rapide que prévue et d'autres pépins ici et là se sont accumulés et avérés très coûteux. En fait, dans le cas de Webber, il s'agissait souvent de performances qui manquaient la cible de peu, mais la nature très serrée du peloton n'a fait qu'amplifier les petites erreurs et leurs conséquences sur les résultats.

L'Australien s'est amélioré au niveau des qualifications, surtout en fin de saison. Ses victoires à Monaco et Silverstone ont été de belles réussites. Cependant, lorsque la RB8 a fait un grand bond en termes de compétitivité à partir de Singapour, c'est Vettel qui parvenait toujours à en profiter davantage en éliminant quelques dixièmes de plus au tour. Mais comme d'habitude, Webber n'a jamais baissé les bras et a continué à faire de son mieux jusqu'à la toute fin de la saison, même s'il avait déjà été éliminé de la course au titre, notamment en forçant la note contre Vettel dans le premier virage au Brésil.

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7. Sergio Pérez

Si nous avions préparé cette liste au début de septembre, alors que Sergio Pérez venait de signer son troisième podium de l'année en Italie et figurait à la 9e place du classement, le pilote Sauber aurait probablement figuré parmi notre top 3. Malheureusement, il n'a réussi qu'une 10e place lors de la course suivante à Singapour et n'a plus marqué de points ensuite.

Le Grand Prix de Malaisie a été un tournant dans sa carrière. Jusque-là, Pérez était un pilote prometteur qui n'avait pas eu l'occasion de se démarquer. À Sepang, sur une piste humide, le Mexicain a brillamment piloté et aurait sûrement gagné la course si ce n'avait été d'une petite erreur à six tours de la fin. Il a conservé sa 2e place, mais il était alors trop loin pour rattraper Fernando Alonso et se battre de nouveau pour la victoire. Pérez a aussi effectué une belle remontée au Canada pour s'emparer de la 3e place, et il a terminé 2e devant les Ferrari à Monza. Son potentiel est maintenant un des plus grands en F1.

Bizarrement, suite à la confirmation de son transfert chez McLaren en 2013, ses performances sont devenues ternes. Cela signifie que la pression qui l'attend au début de la prochaine saison n'en sera que plus forte. Certaines erreurs, comme son tête-à-queue alors qu'il tentait de doubler Lewis Hamilton au Japon, indiquent qu'il a encore des choses à apprendre. Mais Pérez a tout ce qu'il faut pour très bien réussir chez McLaren, et après avoir grimpé sur le podium à trois reprises en 2012, il pourrait bien se hisser au sommet au cours de la prochaine année. Peut-être même plus d'une fois.

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6. Nico Hülkenberg

La pression sur les épaules de Nico Hülkenberg était plutôt forte en 2012. Après une première saison avec Williams en 2010, l'Allemand a dû patiemment assumer un rôle de pilote de réserve chez Force India en 2011 avant d'être titularisé de nouveau. Il avait donc raté la première saison sur les gommes Pirelli à courte durée de vie, en plus d'avoir à rapidement maîtriser le fonctionnement du DRS et du SREC. Cependant, toute personne l'ayant déjà vu à l'œuvre savait qu'il était en mesure de surmonter ces multiples défis.

La première partie de sa saison, bien que peu spectaculaire, s'est bien passée. Au moment d'entamer la pause estivale, il avait 8 points d'avance sur son coéquipier Paul di Resta. Les performances de Hülkenberg et Force India se sont ensuite améliorées, assez pour marquer de bons points lors de chacune des six dernières courses sauf une. À la conclusion du championnat, il était 11e du classement des pilotes et comptait 17 points de plus que di Resta. L'Allemand est donc en pleine confiance pour 2013.

Notons cependant que son résultat final aurait pu être encore plus impressionnant s'il avait réussi à remporter le GP du Brésil pour conclure la saison. Malheureusement, sous une pluie intermittente, il a échappé sa voiture alors qu'il se battait contre Lewis Hamilton pour reprendre les commandes de la course. Malgré cela, le fait demeure qu'il est très talentueux, cette performance en a été la preuve. Selon un grand nombre d'observateurs, son passage chez Sauber en 2013 (une équipe motorisée par Ferrari) serait la première étape vers un transfert à long terme au sein de la Scuderia. Hülkenberg est clairement un pilote à surveiller.

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