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Pas de pneu qualif en 2013

ESPN Staff
7 décembre 2012 « Les pilotes doivent se contenir | Bianchi va découvrir Yeongam »

Paul Hembery, le patron de Pirelli Motorsport, a confirmé que l'idée de produire une gomme dédiée aux qualifications a été mise de côté pour la saison 2013.

Depuis que la firme italienne est devenue le fournisseur unique de pneumatiques de la Formule 1 en 2011, des gommes à courte durée de vie sont devenues la norme pour améliorer le spectacle. Cependant, dans l'objectif de conserver leurs pneus pour la course, certains pilotes choisissent parfois de rester dans les stands pendant la Q3, soit la dernière période de la séance qualificative.

Sachant qu'ils sont déjà assurés d'être parmi les dix premiers de la grille, et doutant d'être en mesure d'améliorer leur position dans la hiérarchie avant le départ, ne pas participer à la Q3 devient alors une décision stratégique. Mais cela fait en sorte que les spectateurs voient moins de voitures en piste lors de cette portion cruciale du week-end.

Pirelli a donc jonglé avec l'idée de produire un pneu de qualification en 2013, ce qui éliminerait le besoin de recourir à une manœuvre stratégique dans l'optique de la course. Mais ultimement, la décision de produire un tel pneu appartient aux équipes.

"Un peu plus de piquant"

"Il n'y en aura pas l'an prochain, mais si notre contrat est renouvelé pour 2014, nous pourrions l'offrir de nouveau", a dit Hembery à GPUpdate. "Au fond, c'est aux équipes de décider."

"Le format des qualifications est bon et il fonctionne très bien. Le seul aspect qui ne fonctionne pas, c'est lorsque des pilotes économisent des pneus car on nous critique pour cela. Notre point de vue, c'est que nous voulons une solution. Nous pourrions fournir un train supplémentaire d'une gomme existante ou, préférablement selon nous, produire un pneu de qualification qui mettrait un peu plus de piquant. Mais c'est aux équipes de décider, et pour le moment elles considèrent qu'il y a un intérêt tactique (pour le public) même si certaines voitures ne roulent pas, alors il n'y a pas de problème."

Hembery reconnaît toutefois que l'incitation à rester dans les stands pendant la Q3 avait diminué cette saison. Puisque la marge était très fine entre les écuries, les gains potentiels étaient plus importants : "(Les pilotes) devaient vraiment rouler car même deux dixièmes de seconde pouvaient leur faire gagner quatre ou cinq places. Cela les forçait à sortir."

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