• GP des États-Unis

Le circuit d'Austin vu par RSF1

ESPN Staff
15 novembre 2012 « McLaren veut gagner à Austin | Bianchi va découvrir Yeongam »

Les États-Unis font leur retour cette saison, mais sur un circuit tout neuf, le Circuit des Amériques à Austin. Pour cette première au Texas, Renault Sport F1 a effectué beaucoup de simulations et plus de tests que d'habitude.

D'après le motoriste français, Austin ressemble à d'autres pistes, Valence pour les virages lents, Abou Dhabi pour la longue ligne droite, Sepang pour la puissance requise, Melbourne pour la quantité d'essence embarquée au début de course. Avec des virages compliqués à aborder comme le 8 de l'Istanbul Park et des dénivelés similaires à ceux observés à Spa ou en Inde, cette piste comporterait presque toutes les difficultés rencontrées en une saison, mais en seulement 5,5 kilomètres, distance à couvrir 59 fois dimanche lors du Grand Prix.

Le simulateur ne fait pas tout

"Arriver sur un nouveau circuit impose toujours de nouveaux défis. Nous nous reposons grandement sur les simulations faites au banc et par ordinateur", admet Rémi Taffin, Responsable des Opérations Piste de RSF1. "En revanche, il reste des nuances à apporter sur place en fonction des vibreurs, de l'abrasivité de l'asphalte et de l'ondulation de la piste."

"Le premier secteur débute par une épingle lente qui réclame du frein moteur et une bonne réactivité à la sortie. La séquence qui suit possède les mêmes caractéristiques que Maggotts et Becketts à Silverstone ou que les Esses de Suzuka. Ce virage est en aveugle. Le pilote a donc besoin de ''sentir'' la courbe et d'avoir confiance en sa voiture."

"Le secteur suivant est un fantastique défi pour les pilotes et les ingénieurs moteur. La vitesse moyenne dans ce secteur se situera autour de 210 km/h sur les cinquième et sixième rapports sans que le régime moteur ne dépasse les 15 000 tours/minute. Les pièces du moteur seront soumises à des forces latérales importantes lors des changements de direction rapides", poursuit-il.

Un 3e secteur difficile sur le papier

"Une grande partie du deuxième secteur est composée d'une longue ligne droite de plus d'un kilomètre. C'est l'une des plus longues de la saison et l'une des parties les plus faciles du circuit. Le secteur 3 condense le plus de difficultés. Il y a des virages semblables à deux des portions les plus délicates de la saison : le stadium d'Hockenheim et le Virage 8 d'Istanbul ! Ce sera l'un des points sur lequel nous aurons le plus à travailler en arrivant sur place."

"Sur une carte, on ne peut pas voir la dénivellation du circuit, qui devrait être très proche de l'Inde. Ces différences impliquent des contraintes importantes sur les pièces internes alors que les liquides et lubrifiants montent et descendent à l'intérieur du bloc selon la forme de la piste. Mais nous devrions pouvoir gérer ces paramètres, car nous avons déjà une grande expérience de ce type de circuit avec Spa et New Delhi."

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