• Les 10 pires carrières en F1

Des pilotes qui n'ont pas brillé

Laurence Edmondson / D.B. 5 février 2010
Yuji Ide passa une bonne partie de sa courte carrière en F1 à tenter d'éviter les autres, un objectif qu'il ne réussissait pas toujours
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Yuji Ide
En 2006 sa super licence a été révoquée lorsqu'il ne réussit pas à se qualifier à moins de cinq secondes de la pole position pour une quatrième fois. Des quatre Grands Prix auxquels il a participé, Ide a plus embêté qu'autrement lors des courses. Piloter une Super Aguri désuète n'aura jamais été facile mais Ide compliqua grandement la situation en étant incapable de communiquer avec son équipe en anglais. Il ne compléta qu'une seule course, le Grand Prix d'Australie, en 13e position avec trois tours de retard. Franck Montagny fut rapidement recruté pour le remplacer, et Ide rentra chez lui au Japon pour courir en Formule Nippon et dans le championnat Super GT.

Chanoch Nissany
Après avoir adopté la course automobile comme passe-temps à l'âge vénérable de 38 ans, ce ne fut guère surprenant de voir Nissany rouler 13 secondes hors rythme pendant les essais du Grand Prix de Hongrie 2005, lors de ses débuts en F1 avec Minardi. En piste, il aurait déclaré à la radio : "Les gars, je rentre, j'ai trop de grip." Oui, les F1 ont cette particulière tendance...

Taki Inoue
En plus d'être un pilote sans grand espoir dans la catégorie reine, ayant complété seulement cinq de ses 18 tentatives, Inoue fut également impliqué dans deux des plus bizarres accidents vus en F1. Au Grand Prix de Monaco 1995, il cala son moteur lors des qualifications et dut se faire remorquer aux stands à la fin de la séance. Rien d'anormal dans tout ça, mais alors qu'il était assis dans le cockpit de sa Footwork, attachée par une corde à la remorqueuse, sa voiture fut frappée et renversée par une Renault Clio fonçant à pleine vitesse sur le circuit. Heureusement, Inoue portait son casque et malgré une petite commotion cérébrale, il participa à la course monégasque. En Hongrie, il abandonna au 14e tour sur bris de moteur; alors qu'il tentait d'obtenir un extincteur de la part des commissaires, Inoue fut frappé par une voiture officielle arrivant sur les lieux à basse vitesse. Il s'est relevé pendant quelques secondes avant de saisir sa jambe et s'effondrer au sol. Il se retira de la F1 à la fin de la saison, probablement la meilleure chose à faire.

Luca Badoer
Champion F3000 et respecté comme pilote d'essais chez Ferrari, l'inclusion de Luca Badoer sur cette liste pourrait facilement devenir un sujet à débattre. Cependant, il est difficile d'ignorer le fait qu'il détient le record du plus grand nombre de participations en Grand Prix sans jamais marquer un seul point. Sans aucun doute, au début de sa carrière en F1, des voitures peu enviables ne l'ont pas aidé : BMS Scuderia Italia, Minardi et Forti. Dix saisons comme pilote d'essais chez Ferrari suivirent avant qu'il ait de nouveau l'opportunité de piloter en course [en 2009, en replacement de Felipe Massa, blessé]. Alors que Kimi Raikkonen prenait une 3e place et une victoire aux Grands Prix d'Europe et de Belgique à bord de l'autre Ferrari, Badoer se qualifiait dernier et roulait avec une seconde de retard au tour; il fut remplacé par Giancarlo Fisichella après ces deux courses. Le record de Badoer demeure intact mais compte maintenant 50 courses.

Esteban Tuero se trouvait souvent au centre du fracas
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Esteban Tuero
Dès l'âge de sept ans, il fut élevé pour devenir un pilote de course; à 18 ans il participait à la série F3000, l'antichambre de la F1. Mais contrairement à Fernando Alonso ou Lewis Hamilton, Tuero monta en grade grâce à l'argent de ses sponsors plutôt qu'à la démonstration d'un talent remarquable. Avec juste assez d'expérience pour obtenir sa super licence, il fit ses débuts en F1 chez Minardi à l'âge de 19 ans; immédiatement, il semblait hors de son élément. Ex-pilote devenu commentateur, Martin Brundle déclara à son sujet : "Je n'aime pas voir ces gars en piste avec si peu d'expérience. Pour être honnête, ça m'agace, des gens comme ça, ayant zéro crédibilité." Tuero compléta la saison 1998 par 12 abandons sur 16 départs, et rentra chez lui en Argentine pour piloter des voitures de Tourisme.

Al Pease
Des premières années de la F1, plusieurs pilotes 'privés' pourraient se qualifier pour cette liste. Mais Pease se distingue : il est le seul pilote de F1 à avoir été disqualifié pour cause de lenteur. Au volant d'une Eagle-Climax peu compétitive au Grand Prix du Canada 1969, il avait plusieurs tours de retard mais demeurait déterminé à se battre avec quiconque s'approcherait de lui. Lorsqu'un coup de volant particulièrement lâche força presque l'abandon de Jackie Stewart, le patron d'équipe Ken Tyrrell logea une plainte auprès des commissaires et Pease se vit montrer le drapeau noir.

Paul Belmondo
Fils du comédien Jean-Paul, Paul Belmondo participa à 27 courses de Formule 1 entre 1992 et 1994 avant de voir son financement s'épuiser. Il ne se qualifia que sept fois, et dut se retirer d'une de ces courses pour cause d'épuisement physique. Pilotant pour la chancelante équipe March en 1992 et ensuite pour Pacific - une équipe sans espoir - en 1994, il ne s'offrit pas vraiment d'occasions pour briller. Mais vu ses pauvres résultats dans les formules junior, il n'aurait probablement pas dû se retrouver en F1 de toute façon.

Giovanna Amati ne put se qualifier pour aucune des courses auxquelles elles s'était inscrite
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Giovanna Amati
Amati fit ses débuts en Formule 1 lors d'essais pour Benetton, alors que circulaient des rumeurs de relations plus qu'amicales à l'égard du patron de l'équipe, Flavio Briatore. En 1992 elle obtint un volant chez Brabham, une écurie plus très solide, et fit six vrilles lors de sa première séance d'essais à Kyalami. N'ayant pas réussi à se qualifier lors des deux courses suivantes, on la remplaça par Damon Hill.

Marco Apicella
Il eut la plus courte carrière de Formule 1 dans l'Histoire : il s'est rendu jusqu'au premier virage de son premier Grand Prix avant d'être harponné par la Sauber de JJ Lehto; c'était en Italie en 1993. Pour être juste, Apicella était probablement capable de mieux vu ses quelques podiums en F3000, mais son contrat d'une course avec l'écurie Jordan ne fut pas renouvelé. Il s'est rendu au Japon, où il remporta le championnat Formule Nippon; il court toujours dans le championnat Super GT.

Jean-Denis Deletraz
Il fit ses débuts lors du Grand Prix d'Australie 1994 avec Larousse, lorsque l'équipe laissa tomber le fidèle Erik Comas en faveur de Deletraz vu le soutien financier de ses sponsors, dont l'équipe avait grandement besoin. Il fit bonne impression lors des qualifications mais il devint rapidement évident lors de la course qu'il était dépassé - littéralement - par l'action en piste. Il fut doublé par les meneurs après 10 tours seulement, et lorsqu'il abandonna à mi-parcours, on l'avait doublé neuf fois encore. Il participa à deux autres Grands Prix, toujours en payant pour son volant, mais chez Pacific. Il s'est retiré à Estoril avec des crampes, et au Nürburgring il termina 15e avec sept tours de retard. Malgré une expérience terrible en F1, Deletraz se montra compétitif au volant de Voitures de Sport et gagna deux fois dans sa catégorie aux 24 Heures du Mans.

Laurence Edmondson est éditeur adjoint chez ESPNF1
D.B.

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Laurence Edmondson is deputy editor of ESPNF1 Laurence Edmondson grew up on a Sunday afternoon diet of Ayrton Senna and Nigel Mansell and first stepped in the paddock as a Bridgestone competition finalist in 2005. He worked for ITV-F1 after graduating from university and has been ESPNF1's deputy editor since 2010