- Grand Prix de Hongrie
Grand Prix de Hongrie, pilote par pilote
© Getty Images
- News:
-
Kobayashi ''toujours en apprentissage''
- News:
-
Sauber doit réagir selon Key
- News:
-
Rubens Barrichello rectifie le tir
- News:
-
Barrichello pas sûr de rester
- News:
-
Moins de pression pour Buemi
- News:
-
Kovalainen lève le pied sur le rallye
- Mag:
-
Button au grand mérite
- News:
-
Petrov entend profiter de la trêve
- News:
-
Trulli critique les commissaires
- Mag:
-
Équilibre impossible
- News:
-
Tonio Liuzzi pourrait prolonger
- News:
-
Alonso a épaté Briatore
- News:
-
Button : "Red Bull devrait s'inquiéter''
- Compte rendu:
-
Victoire de prestige pour Button
- Course:
- Grand Prix de Hongrie
- Championnat:
- Championnat du monde de Formule 1
- Fiches:
- Jaime Alguersuari
- |
- Fernando Alonso
- |
- Rubens Barrichello
- |
- Sébastien Buemi
- |
- Jenson Button
- |
- Jérôme d'Ambrosio
- |
- Paul di Resta
- |
- Timo Glock
- |
- Lewis Hamilton
- |
- Nick Heidfeld
- |
- Kamui Kobayashi
- |
- Heikki Kovalainen
- |
- Vitantonio Liuzzi
- |
- Pastor Maldonado
- |
- Felipe Massa
- |
- Sergio Pérez
- |
- Vitaly Petrov
- |
- Daniel Ricciardo
- |
- Nico Rosberg
- |
- Michael Schumacher
- |
- Adrian Sutil
- |
- Jarno Trulli
- |
- Sebastian Vettel
- |
- Mark Webber
- Équipes:
- Ferrari
- |
- Force India
- |
- HRT
- |
- Lotus
- |
- McLaren
- |
- Mercedes
- |
- Red Bull
- |
- Renault
- |
- Sauber
- |
- Toro Rosso
- |
- Virgin
- |
- Williams
- Circuits:
- Hungaroring
- Galerie de photos:
- GP de Hongrie - Dimanche
Jenson Button - 1er : Quelle belle façon de fêter son 200e départ en Formule 1. Le pilote McLaren a enfin réglé ses problèmes de qualification pour se placer 3e sur la grille de départ, ce qui lui a permis d'attaquer de l'avant au lieu de remonter le peloton. La bagarre contre son coéquipier Hamilton a été parfaitement menée, c'est-à-dire sous contrôle et sans risques inutiles. Button est reconnu pour sa bonne gestion de course dans des conditions difficiles, comme nous l'avions vu au Canada lors de sa victoire précédente. Et encore une fois, il a été impressionnant sur une piste qui alternait entre un état humide et sec. "La course a été merveilleusement mouvementée", s'est-il réjoui. Voilà un bon résultat pour bien entamer la pause estivale de la F1.
Sebastian Vettel - 2e : Un autre week-end de course où le leader du championnat augmente son avance. C'est difficile de casser une bonne habitude, au fond. Au début de l'épreuve, sa Red Bull n'avait pas le rythme des McLaren et du doublé qui semblait se dessiner devant lui. De plus, ses arrêts se faisaient toujours un ou deux tours après les meneurs. Mais Vettel n'a commis aucune erreur importante et a su hausser le rythme, ce qui n'était pas le cas de tous ses adversaires. Peut-être aurait-il pu viser la victoire mais un petit souci au niveau des freins, en fin de parcours, a fait en sorte qu'il s'est contenté des points (non négligeables) de la 2e place.
Fernando Alonso - 3e : Il voulait que McLaren gagne, question de diminuer le nombre de points récoltés par Vettel. Son vœu a été exaucé, mais ironiquement, il doit son podium à une erreur de McLaren (mais aussi de Red Bull). Alonso a lui-même commis quelques erreurs avant de finalement trouver le bon rythme. La stratégie à quatre arrêts improvisée par Ferrari était risquée, mais les mauvais choix de pneus faits par Hamilton et Webber (chausser des intermédiaires au lieu de garder des slicks) ont permis à l'Espagnol de rester devant. Il avait probablement la vitesse pour gagner, mais la stratégie n'a pas suffi. C'est néanmoins un quatrième podium consécutif pour Alonso.
Lewis Hamilton - 4e : La victoire lui a filé entre les doigts. Au bout de 40 tours, il menait le peloton par sept secondes d'avance et arrivait à maintenir le rythme, telle était l'efficacité de sa McLaren. Des communications radio entrecoupées ont fait en sorte qu'il a choisi de chausser des pneus intermédiaires, pensant que le retour de la pluie serait de longue durée. Mauvaise décision, mais basée sur une information mal comprise. Son empressement à remettre sa monoplace dans le bon sens, après un tête-à-queue, a poussé di Resta dans l'herbe : Hamilton s'est mérité une pénalité de passage par les stands. En remontant jusqu'à la 4e place, sur les bons pneus, il a démontré qu'il avait toujours assez de rythme pour gagner. Mais pas cette fois.
Mark Webber - 5e : Un départ raté l'a vu tomber à la 8e place, compromettant ainsi sa stratégie dès les premiers mètres. Le rythme du pilote Red Bull était constant, mais il n'est pas arrivé à mimer celui d'Alonso ni celui de Vettel. Lorsque la pluie s'est remise à tomber, Webber a choisi de parier sur des pneus intermédiaires. Quelques tours plus tard, l'averse cessait et les slicks étaient redevenus nécessaires. "Si la pluie avait continué encore quelques minutes j'aurais été sur le bon type de pneu", a-t-il souligné avec raison. L'Australien a rejoint la 5e place, mais vu la vitesse de Hamilton, il n'a pu se hisser plus haut.
© Sutton Images
Felipe Massa - 6e : Les conditions changeantes n'ont jamais été sa spécialité et la course hongroise l'a de nouveau démontré. En difficulté pendant les premiers tours, Massa peut se considérer chanceux : son tête-à-queue n'a pas trop endommagé l'arrière de sa Ferrari et il a pu retourner en piste. Son rythme, qui n'était pas des plus stables, ne rejoignait pas celui de son coéquipier Alonso. Pourtant, le Brésilien a signé le meilleur tour.
Paul di Resta - 7e : La meilleure performance de sa jeune carrière en F1. Un très bon départ a vu le pilote Force India se placer dans le top 10 - et donc dans les points - dès les premiers instants. Constant, di Resta s'est tenu loin des ennuis comme son équipe lui avait recommandé. Dans des conditions difficiles, il a bien fait. Notons que son passage maîtrisé sur l'herbe, pour éviter le tête-à-queue de Hamilton, a sauvé son résultat.
Sébastien Buemi - 8e : Une des grandes vedettes du jour. Parti de la 23e place, il a tiré le maximum de ses gommes super tendres. Son premier tour a été tout simplement impressionnant : neuf places gagnées. Au bout du troisième tour, sa Toro Rosso se pointait à la 12e place. Une manœuvre très bien exécutée sur Kobayashi en fin de parcours lui donnait la 8e place, qu'il a ensuite défendue contre les tentatives de Rosberg. Au total, un gain de 15 places entre le départ et l'arrivée. "Une course fantastique, l'une de mes meilleures", a déclaré le Suisse. On lui donne facilement raison.
Nico Rosberg - 9e : Pour la deuxième épreuve de suite, le potentiel de Mercedes a été gâché par une mauvaise stratégie. Rosberg, alors en difficulté sur les slicks, s'est fait chausser des intermédiaires. Malheureusement, quatre tours plus tard il rentrait aux stands pour reprendre des slicks. L'Allemand est néanmoins parvenu à doubler quelques adversaires et à remonter dans les points. Mais le fait demeure qu'avec son rythme, surtout après s'être retrouvé 4e dans le premier tour, et devant les Ferrari, Rosberg aurait pu signer un meilleur résultat.
Jaime Alguersuari - 10e : Une autre bonne performance, assez pour récolter le dernier point disponible. Il a toutefois été malchanceux avec le timing de son dernier arrêt : Alguersuari a ramené sa Toro Rosso en piste juste au moment où la pluie s'est remise à tomber. Monter ses nouveaux pneus en température s'est donc avéré difficile et sa sortie de piste n'est pas étrangère à cela. Il a démontré le même rythme que son coéquipier Buemi et aurait peut-être pu terminer 9e, si ce n'avait été d'un demi-tête-à-queue, résultat d'une tentative de dépassement un peu téméraire sur Kobayashi.
Kamui Kobayashi - 11e : Sa stratégie audacieuse n'a pas fonctionné comme espéré. Le japonais a effectué son deuxième relais sur la gomme tendre, et non la super tendre, en espérant pouvoir rouler plus longtemps et éviter un arrêt. En fait, le plan a fonctionné mais son rythme n'était pas comparable à ceux de ses adversaires. Par la suite, Kobayashi est resté trop longtemps sur le même train de gommes super tendres. Le pilote Sauber a été obligé de faire un arrêt à sept tours de la fin ; c'est ce qui lui a coûté des points en Hongrie.
© Getty Images
Vitaly Petrov - 12e : Le pilote Renault a fait le bon choix en refusant de chausser des pneus intermédiaires lors de cette courte averse de mi-course. Cela lui a permis de remonter jusqu'à la 7e place. C'était prometteur pour Petrov, toutefois, il a roulé trop longtemps sur un train de gommes super tendres en voulant les faire durer aussi longtemps que possible. "Lors du 3e arrêt, devenu inévitable, je suis sorti des points", a-t-il expliqué.
Rubens Barrichello - 13e : Dans de telles conditions mixtes et continuellement changeantes, un pilote de l'expérience de Barrichello devrait être en mesure de marquer des points pour une écurie expérimentée comme Williams. Mais la progression est difficile cette année. La voiture n'est pas des plus compétitives, quoique c'est une erreur stratégique qui est surtout en cause cette fois. Vers la fin de la course, chausser des pneus intermédiaires lors d'une petite averse - pour profiter d'une potentielle opportunité - a coûté une place dans le top 10.
Adrian Sutil - 14e : Heureux de sa 8e place sur la grille de départ, le pilote Force India a perdu tout espoir de marquer des points dans le premier tour quand il a bloqué ses roues. Sutil a quitté la piste pour éviter son coéquipier di Resta. Ce faisant, plusieurs voitures sont passées devant. Il a lui aussi parié sur une averse plus forte en chaussant des pneus intermédiaires, mais il a plutôt perdu plus de terrain. Remonter à la 14e place malgré tout, ce n'est pas si mal, mais ce n'est certainement pas satisfaisant au vu du potentiel.
Sergio Pérez - 15e : Le pilote Mexicain a joué au yo-yo en Hongrie. 10e au départ, il tombait à la 20e place car sa Sauber refusait de coopérer sur la surface détrempée de la piste. Pérez ne pouvait que se battre contre sa voiture au lieu de se battre contre ses adversaires. Plus tard, il commettait une erreur en doublant Kovalainen sous drapeau jaune, ce qui lui a mérité une pénalité de passage par les stands. Les grands espoirs de marquer des points étaient déjà dissipés depuis longtemps. "Je suis profondément déçu", a-t-il dit.
Pastor Maldonado - 16e : Le pilote Williams signe des résultats prometteurs lors des qualifications, mais les résultats n'y sont pas lors des courses. Maldonado a oublié d'appuyer sur le bouton du limiteur alors qu'il arrivait à l'entrée de la voie des stands ; son excès de vitesse s'est transformé en pénalité de passage. Les chances de marquer des points étaient minces. Puisqu'il n'avait rien à perdre, il a fait le pari de chausser sa Williams de pneus intermédiaires vers la fin. Peine perdue, mais il fallait essayer.
Timo Glock - 17e : Sur piste mouillée, sa Virgin était plutôt compétitive. Glock est même parvenu à contenir des voitures beaucoup plus rapides que la sienne. Une fois la piste sèche, le véritable niveau de compétitivité de sa monture est revenu à la normale et il a vite été doublé. Un beau début de course et une expérience très amusante pour l'expérimenté Glock, mais sa voiture a néanmoins franchi la ligne d'arrivée avec quatre tours de retard sur le court circuit hongrois.
© Getty Images
Daniel Ricciardo - 18e : Le meilleur résultat parmi les trois Grands Prix qu'il a courus à ce jour. Le pilote HRT (prêté par la filière Red Bull) a terminé 39 secondes derrière Glock. Mais le plus important pour Ricciardo c'est qu'il a terminé devant son coéquipier (Liuzzi), toujours la première référence d'un compétiteur.
Jérôme d'Ambrosio - 19e : La recrue de l'écurie Virgin a terminé un tour derrière son coéquipier, car il compte parmi le groupe de pilotes ayant fait le mauvais pari avec les pneus intermédiaires. Cependant, l'incident survenu dans les stands, quand d'Ambrosio a fait un tête-à-queue à l'approche de son box, a fait sourciller plus d'un observateur. Heureusement, aucun mécano n'a été touché. Le Belge a reconnu son erreur : "Certainement pas ma meilleure course."
Tonio Liuzzi - 20e : Tout ce qui pouvait aller mal, a mal été. C'est l'impression qui découle de la course de Liuzzi, qui a connu une autre journée difficile aux commandes de sa HRT. L'Italien a été frappé à l'arrière lors du premier tour, et plus tard une portion de son aileron avant s'est envolé. Les réglages n'étaient pas parfaitement ajustés aux conditions de piste, sans oublier les problèmes récurrents de sous-virage. "Mais nous nous sommes battus jusqu'à la fin", remarquait-il.
Abandons
Heikki Kovalainen (fuite d'eau, 56e tour) : Lui aussi a fait un mauvais choix stratégique au niveau des pneus, mais le pilote Team Lotus s'était bien battu parmi des voitures du milieu du peloton au début de la course. Une performance prometteuse pour l'équipe, mais une fuite d'eau a mis un terme à la course de Kovalainen.
Michael Schumacher (boîte de vitesses, 27e tour) : Comme son coéquipier Rosberg, Schumacher a bondi devant les deux Ferrari au départ. Toutefois, la boîte de vitesses de sa Mercedes le forçait à l'abandon au premier tiers de la course. Le Kaiser pensait rallier la 8e place au mieux.
© Sutton Images
Nick Heidfeld (incendie, 24e tour) : Sa course a pris fin lors d'un incendie inquiétant dans le ponton gauche de sa Renault. Heidfeld a rapidement garé sa voiture en bordure de piste à la sortie des stands alors que les flammes léchaient les abords de son cockpit. L'Allemand a quitté son siège et bondi plus loin. Peu de temps après, le ponton explosait. Un commissaire tentant d'éteindre les flammes semble avoir été légèrement blessé à une jambe. La cause de cet inquiétant incident : le moteur a roulé trop longtemps à régime élevé alors que son arrêt a pris plus de temps que prévu. 18e au moment de l'abandon, il avait déjà peu de chances de marquer des points.
Jarno Trulli (fuite d'eau, 18e tour) : Absolument ravi de sa nouvelle direction assistée - un problème important enfin résolu à sa grande satisfaction - Trulli était bien entendu déçu d'abandonner au bout de 18 tours. Comme celle de Kovalainen, sa Team Lotus avait une fuite d'eau. Mais, maintenant revigoré et optimiste au volant de sa voiture, le vétéran voudra certainement battre son coéquipier à Spa-Francorchamps, après la pause estivale de la F1.


