• C'était un 5 juillet

Jean Behra, un coup de poing et puis s'en va

Tony Brooks mène la course à Reims en 1959 © Getty Images
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1959
Jean Behra avait un avenir tout tracé chez Ferrari. Mais tout cela est parti en fumée après le Grand Prix de France à Reims. Un autre pilote Ferrari, Tony Brooks, a remporté la course. Brooks est apparu impérial par rapport à Behra, qui évoluait devant son public. Behra abandonne sur problème moteur et renter au stand convaincu d'avoir été lese au profit de Brooks. La discussion s'engage avec Romolo Tavoni, le manager de la Scuderia. Le ton monte rapidement entre les deux hommes. Behra enverra un coup de poing à son patron et sera immédiatement renvoyé de l'équipe. Quelques semaines plus tard, Behra trouvera la mort en Allemagne, dans une course au volant d'une Porsche RSK Spyder sur le circuit d'Avus. Sur une piste humide, il perd le contrôle de sa voiture, s'écrase contre un pylone et meurt sur le coup.

1953
Après près de 500 kilomètres de course, le Grand Prix de France entre dans sa dernière ligne droite. La Ferrari de Mike Hawthorn double la Maserati de Juan Manuel Fangio et s'adjuge la victoire. Avec juste une seconde d'écart, cette course est la plus serrée depuis l'instauration du Championnat du Monde de F1. C'est aussi la première épreuve remportée par un Britannique.

2009
Bernie Ecclestone choque l'opinion publique en déclarant qu'Adolf Hitler était "un homme efficace" dans une interview au The Times. Le journaliste lui demande s'il a un dictateur préféré dans l'histoire, et lui propose des noms comme Napoléon et Staline. Et voici la réponse du patron de la FIA: "Maggie [Margaret Thatcher] a disparu. Mais, pour bien des raisons, terribles je suppose, Hitler a persuadé beaucoup de personnes de faire beaucoup de choses. Il avait le talent pour commander et faire avancer les choses". Ses propos ont fait les gros titres dans le monde entier. Ils ont été vivement critiqués par les politiques et les principales organisations juives.

1981
Première victoire pour Alain Prost en F1 lors du Grand Prix de France à Dijon. Nelson Piquet s'élance parfaitement de la grille et prend la tête devant John Watson, Prost, Andrea de Cesaris et Gilles Villeneuve. Prost semble très rapide mais il lui faut plusieurs tours pour doubler Watson. Et pendant ce temps, Piquet s'envole en tête. Au 58eme tour, la pluie inonde la piste dijonnaise et obligeles commissaires à suspendre la course. Pour le nouveau départ, les pilotes se placent sur la grille dans la position qu'ils occupaient avant l'interruption. Prost passe tout de suite Piquet, il s'imposera finalement devant Watson et Piquet.

1992
Onze ans plus tard, conditions similaires pour le Grand Prix de France, qui sera disputé en deux fois, mais cette fois à Magny-Cours. Riccardo Patrese mène la première partie devant son équipier chez Williams, Nigel Mansell. Mais le deluge interrompt la course à mi-parcours. Mansell harcèle Patrese dès le nouveau départ. Le Britannique prend l'avantage sur l'Italien. Après la course, Mansell déclarera simplement : "Avec la météo, la course est devenue une loterie. Je tiens à féliciter Riccardo pour sa course. Il a été impressionnant en début de course. C'est dommage qu'il ait été stoppé".

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